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Le débat sur la guerre contre l’Irak à Washington

La rédaction
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Alors que, sans le moindre doute, le « Parti de la guerre » dirigé par le duo Cheney-Rumsfeld à Washington et leurs amis dans les cercles Sharon-Netanyahou en Israël, essaie désespérément de faire démarrer cette guerre le plus rapidement possible, l’on perçoit des signes clairs que certains éléments à l’intérieur et autour de la Maison Blanche, de Bush et, plus généralement, de l’establishment politique à Washington, essaient d’introduire une « stratégie de porte de sortie » politique, pour éviter, ou du moins repousser, cette guerre.

A été publié la semaine dernière un article de Dan Plesch, du British Royal United Services Institute, qui faisait écho à l’analyse de Lyndon LaRouche selon laquelle la guerre d’Irak serait pour l’instant en suspens. Ceci a été suivi, le 10 décembre, d’un article de première page dans le quotidien Le Monde, intitulé « Pourquoi nous ne ferons pas la guerre ». L’auteur est Joseph Cirincione, de la Carnegie Endowment for International Peace à Washington, ancien conseiller de la Commission de la défense de la Chambre.

Cirincione écrit que, même si la plupart des signes publics et la frénésie des médias semblent indiquer l’éclatement imminent d’une guerre, la réalité est différente. Les inspecteurs en désarmement sont sur le terrain dans le cadre du mandat des Nations unies et avec l’accord de l’Irak. Au-delà de cela, il est significatif que « de nombreux militaires, en activité ou en retraite, pensent que la guerre n’est ni nécessaire ni facile. » Il cite les récentes critiques d’une guerre en Irak, formulées par le secrétaire à la Marine de l’époque Reagan, James Webb, et par l’ancien commandant en chef du Commandement central des Etats-Unis, le général Anthony Zinni - dont nous avons rapporté la position.

Cirincione cite ensuite « de puissants arguments économiques contre la guerre ». Il mentionne une étude, conduite en novembre par le Center for Strategic and International Studies à Washington, selon laquelle, si un conflit durait au-delà d’une très courte période, il causerait un krach boursier, accroîtrait le chômage et déclencherait des turbulences économiques internationales. Pour ces raisons, de nombreux « républicains de la vieille garde » ont conseillé à Bush de renoncer à faire la guerre, craignant que cela ne ruine « à la fois une économie américaine encore fragile et l’avenir politique des républicains ».

Enfin, politiquement, il n’y a pas de soutien réel parmi la population américaine pour la guerre. Selon Cirincione, « Politiquement, économiquement et militairement, une guerre contre l’Irak constitue donc une opération à haut risque ». Il a toutefois fait remarquer que ces calculs optimistes pourraient être renversés si « Bush se laisse persuader par le chant des sirènes - ses conseillers sur la ligne dure - que cette guerre est à la fois nécessaire et facile », ou si « Saddam Hussein commet un acte stupide et fournit l’excuse pour un déclenchement de la guerre ».

A la lumière de ce que nous venons de passer en revue, les commentaires faits par le président George W. Bush dans une interview télévisée avec Barbara Walters, le 13 décembre, sont intéressants. A la question de savoir s’il pensait que Saddam Hussein mentait, Bush a répondu : « Trop tôt pour le dire. Il a certainement trompé le monde dans le passé et le temps le dira. (...) Je ne veux pas préjuger du rapport [du gouvernement irakien sur les armes de destruction de masse]. Mais mon sentiment viscéral quant à Saddam Hussein est qu’il est un homme qui trompe ». Lorsque Walters a insisté pour connaître le calendrier de la guerre, Bush a répondu : « Vous cherchez habilement à me coincer sur l’hypothétique - et je m’occuperai de ces questions si elles se posent. Mais permettez-moi de vous parler de la guerre en général, si vous le voulez bien. La guerre est mon ultime option et non pas ma première option. Vous voyez, il est facile pour les gens dans cette ville d’engager les troupes à combattre - les troupes américaines - sur la base des opinions et des bruits qu’on entend à Washington. Mais il n’y a qu’une seule personne responsable de prendre cette décision, et c’est moi (...). Il est pénible de penser que vous avez envoyé un être aimé au combat et que cet être aimé ne reviendra pas. Aussi, vous savez, quand les gens parlent de la guerre ici à Washington, il faut réfléchir avec une intensité terrible sur la question de l’engagement des troupes ».

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