Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le déficit US a triplé, le dollar est condamné

La rédaction
visites
4426

10 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le 7 octobre, le Bureau du Congrès pour le budget (CBO) a publié les chiffres du déficit budgétaire américain : l’administration Obama a fait trois fois pire que l’administration Bush. Le déficit fédéral pour l’année fiscale 2008-2009 atteint 1409 milliards de dollars, soit 10% du PIB, contre 459 milliards pour l’exercice précédent. Contrairement aux arguments de la Maison Blanche, pour justifier sa « réforme »,
 [*] la cause principale de ce déficit n’est pas la hausse des dépenses de santé, mais les largesses accordées sans conditions aux établissements bancaires responsables de la crise.

La hausse des dépenses (532 milliards) est due aux 2/3 au plan de renflouement de Wall Street (154 milliards) et des organismes semi-publics de crédit hypothécaire Fanny Mae et Freddie Mac (91 milliards), ainsi qu’au plan de (non-)relance de l’économie (supérieur à 100 milliards). De leur côté, les programmes Medicare et Medicaid, qui garantissent l’accès aux soins aux personnes âgées, démunis, handicapés et malades chroniques ne représentant que 16% de cette hausse (88 milliards).

L’autre facteur de ce déficit abyssal est la chute de 17% des recettes fiscales, soit un manque à gagner de 419 milliards de dollars. Les recettes provenant des revenus des particuliers sont en chute de 20,1% et la baisse atteint 54,4% en provenance des entreprises !

Ces chiffres révèlent la faillite totale de l’économie américaine sur laquelle repose la « crédibilité » internationale du dollar. Et c’est la Réserve fédérale qui aujourd’hui achète la moitié des bons émis par le Trésor américain pour pourvoir à ce déficit ; en d’autres termes, elle fait tourner la planche à billet. Le dollar a perdu 18% de sa valeur depuis le mois de mars et rien dans les politiques en place ne peut empêcher sa chute. Elle est au contraire accélérée par la volonté d’autres pays de remplacer le dollar par leurs propres monnaies, sans toutefois considérer l’effondrement général que cela déclencherait, ni l’inaptitude de leurs économies à soutenir une quelconque valeur monétaire.

Aux Etats-Unis, depuis le début de l’année, 5 millions d’emplois ont été détruits et près de trois millions de familles supplémentaires sont sous le coup d’une procédure d’expulsion pour non remboursement de leur crédit. Au mois de septembre, 400 000 personnes ont perdu leurs droits au chômage. 48 des 50 Etats sont en faillite (un déficit budgétaire de 160 milliards pour l’exercice en cours) et procèdent à des coupes massives dans les services publics et sociaux en attendant un « renflouement » que la Maison Blanche s’est interdite.

Et le mouvement de contestation né cet été contre le gouvernement, s’étend désormais à l’ensemble de la population afro-américaine parmi laquelle Obama comptait encore le plus de soutien. Obama est mal parti pour le prix Nobel de la Paix...sociale.


A lire Les premières mesures du « Plan LaRouche » pour sauver l’économie américaine



[*Entre autres : « La cause première de notre déficit public est l’explosion des coûts de Medicare et Medicaid », Barack Obama, le 24 juin 2009 sur ABC. « Nous devons nous occuper du de ce qui est le moteur de nos déficits à long term : les dépenses de santé », Peter Orszag, chef du budget à la Maison Blanche, le 25 août 2009.

Contactez-nous !