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Le degré de préparation des forces militaires américaines posait déjà problème avant le 11 septembre

La rédaction
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Le débat qui fait rage autour d’une frappe américaine contre l’Irak a braqué les projecteurs sur la capacité des forces militaires américaines à déclencher une autre opération, de front avec celle en cours en Afghanistan. De nombreux rapports, comme certains articles parus dans Aviation Week & Space Technology et des témoignages présentés au Congrès d’officiers supérieurs expérimentés, laissent penser que tous les services armés sont tellement tiraillés qu’ils approchent du point de rupture et ne disposent plus d’énergie libre pour lancer de nouvelles opérations comme une grande campagne contre l’Irak.

En revanche, d’autres dirigeants du Pentagone nient qu’il y ait un problème sérieux. En témoigne la réaction très vive du secrétaire à la Défense Rumsfeld devant des journalistes le 28 mars : « Vous pouvez être absolument sûrs que, dans la mesure où les Etats-Unis d’Amérique décident d’entreprendre une activité, nous serons capables de la réaliser. » Il a critiqué l’amiral Dennis Blair, commandant-en-chef dans le Pacifique, qui avait évoqué une semaine auparavant, devant le Congrès, les problèmes de préparation dans son commandement. Rumsfeld a déclaré : « Il se trouve que l’amiral (...) avait tort (...), peut-être pas ; il parlait peut-être de quelque chose dont il était au courant, mais il n’aurait pas dû en parler, parce que les stocks de munitions ne sont pas l’affaire de monsieur tout le monde (...) et il aurait dû le savoir. »

Un article paru dans l’Air Force Journal of Logistics (édition de l’automne 2001) montrait le déclin dans le degré de préparation de l’armée de l’air au cours de la dernière décennie. Entre l’année fiscale 1991 et l’automne 2001, le taux d’avions immobilisés pour maintenance est passé de 7,6 % à 18,1 %. Le pourcentage total d’avions en attente d’approvisionnement (c’est-à-dire de pièces détachées) est passé de 5,5 % au cours de l’année budgétaire 1986 à 13,4 % pendant l’année budgétaire 2001. Aujourd’hui, l’âge moyen des avions de l’Air Force est de vingt ans et 40 % de la flotte a vingt-cinq ans ou davantage. Les avions et équipements plus vieux tendent à être moins fiables et plus difficiles à réparer. En outre, le rythme accéléré des opérations menées au cours des années 90 s’est traduit par un stress plus grand, à la fois pour les équipements et le personnel, que ce qu’on pouvait prévoir dans les années 80, qui étaient relativement plus stables.

Cet article cite d’autres facteurs comme des problèmes d’approvisionnement, notamment la réduction des centres de production, la pénurie de matériel et la diminution des stocks. Les programmes de réduction des stocks exigés par le département de la Défense ont fait chuter le nombre de pièces de rechange disponibles dans le système d’approvisionnement pendant que, dans le même temps, la suppression de l’entretien au niveau intermédiaire a amoindri la capacité de réparation, sur la base même, des composants tels que les systèmes électroniques des avions.

En conséquence, la proposition de budget soumise par le Pentagone pour 2003 prévoit des augmentations pour la plupart des catégories d’opérations et d’entretien pour tous les services, ainsi que pour les systèmes de logistique. Toutefois, comme le note l’article, la résolution du problème nécessiterait un changement de politique économique. Par contre, ce budget représente une tentative désespérée d’« arranger » des politiques ratées, tout en les pousuivant.

Par ailleurs, selon des sources à Washington, l’on fait massivement appel aux fonds de la Défense pour renflouer les « technologies de l’information » (IT). L’augmentation des dépenses de Défense serait plus bien importante que les 48 milliards de dollars officiellement annoncés, dont la plus grosse part va aux sociétés de l’information qui sont au bord de la faillite. Le but n’est pas seulement de sauver ces entreprises mais d’empêcher le licenciement des employés qui, avec leurs hypothèques et autres dettes, risquent fort de se déclarer en banqueroute personnelle. En effet, à partir des hypothèques, s’est développé une vaste bulle de produits dérivés exotiques et d’instruments de nantissement. L’effondrement des sociétés IT et de la bulle immobilière qui leur est associée ferait tomber, selon ces sources, toute l’économie américaine. Ainsi, les dépenses de « sécurité nationale » visent, du moins en partie, à venir au secours de cette bulle.

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