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« Le dernier Empire Romain »

La rédaction
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De part et d’autre de l’Atlantique, certains observateurs s’interrogent sur la capacité des Etats-Unis à diriger un nouvel « empire mondial » de style romain. Il est en effet paradoxal que Washington intensifie ses préparatifs de guerre au moment même où se désagrège la base économique nécessaire pour soutenir un tel effort.

Dans certaines déclarations récentes, Lyndon LaRouche met en évidence la différence essentielle entre la Rome d’autrefois et l’Amérique d’aujourd’hui : la première lança son expansion impériale au moment où ses capacités économiques se trouvaient à leur apogée et ce n’est que plus tard qu’elle fut confrontée à une désintégration économique et sociale, tandis que les Etats-Unis s’abandonnent à des ambitions impériales alors que leurs capacités économiques s’effondrent.

Cette analyse a été confirmée le 10 juillet par une personnalité conservatrice d’Europe continentale, liée à l’ultra-libérale Société du Mont-Pélerin, et qui jusqu’à récemment s’était montrée enthousiaste pour les politiques de l’administration Bush. Elle estime maintenant que « les Etats-Unis recherchent « l’hégémonie suprême » pour imposer leur suprématie militaire à travers le monde, mais que la réalité de l’économie américaine peut être résumée de la manière suivante : des dettes, des dettes et encore des dettes ». Ainsi, d’après cette source, la « Pax Americana » sera rapidement confrontée au problème classique de la « surextension impériale ». Ceci apparaît déjà dans la dynamique insoluble de l’Afghanistan et ne fera que s’aggraver si, comme prévu, les Américains attaquent l’Irak dans les mois à venir.

En Grande-Bretagne, où le processus de déclin impérial est mieux compris que dans la plupart des autres pays, c’est un thème très débattu. Le 5 juillet, l’Independent a publié un article d’Adrian Hamilton intitulé, « Nous observons le déclin de la puissance américaine ». Revenant sur un certain nombre de fiascos récents de la politique américaine, dont le déplorable discours de Bush du 24 juin dénonçant Yasser Arafat, Hamilton écrit : « Nous assistons moins à l’apogée de la puissance impérialiste américaine qu’à son déclin. L’Amérique n’a plus les moyens, ni la volonté de s’engager dans le monde. » Ce commentaire se voulait, au moins en partie, une réponse à des articles comme celui du Sunday Times du 30 juin qui incitait la Grande-Bretagne à s’aligner complètement sur Washington.

En Allemagne, un remarquable éditorial de Herbert Kremp, atlantiste de longue date et ancien rédacteur du journal Die Welt, a été publié dans le Rheinische Post du 10 juillet. « La mission américaine avance, étape par étape, vers la formation d’un empire, écrit Kremp. (...) Les Américains sont-ils les Romains de notre époque ? » Depuis le 11 septembre, « des troupes américaines, des agences secrètes et des experts du terrorisme opèrent dans toute l’ellipse des Etats entourant la région islamo-arabe, ainsi que dans ces Etats eux-mêmes, en partie ouvertement, en partie clandestinement. (...) Les cibles potentielles de guerre se multiplient proportionnellement. (...) Dans le drame de l’empire et de l’espace, nous avons là les ingrédients d’une gigantesque tragédie. Son objectif est la surextension de ses capacités morales et matérielles. C’est ce qui renversé les empires du passé. »

Aux Etats-Unis eux-mêmes, l’influente Carnegie Endowment for International Peace présentait dans l’édition de juillet-août 2002 de son magazine Foreign Policy un article d’Immanuel Wallerstein intitulé, « L’incroyable étiolement de l’aigle : la fin de la Pax Americana ». Selon Wallerstein, les groupes les plus militaristes de l’establishment américain ont précipité l’effondrement de cet empire en poussant à une « surextension militaire » qui a miné l’économie américaine et attisé la colère du monde contre ses objectifs et ses actions, laissant les Etats-Unis de plus en plus isolés.

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