Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le désarroi des dirigeants de la finance mondiale

La rédaction
visites
664

La réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G-7 à Washington, les 20 et 21 avril, a confirmé que le « consensus trilatéral » est en train de voler en éclats. Les problèmes sont trop nombreux pour maintenir ce consensus : la « reprise » de l’économie américaine tant annoncée ne se matérialise pas, l’unilatéralisme américain se renforce, la crise argentine échappe à nouveau à tout contrôle, la dépression japonaise s’aggrave, les prix du pétrole augmentent dans la perspective d’une guerre au Proche-Orient, etc.

Déjà, à la veille de la réunion du G-7, un conflit ouvert, sans précédent, avait éclaté entre le gouvernement japonais et le FMI, suite à la publication du nouveau World Economic Outlook du Fonds. Ce rapport qualifie le Japon de « menace » à la croissance économique mondiale et demande aux autorités nippones d’augmenter à nouveau les dépenses publiques afin de renflouer les banques surendettées et de relancer l’économie - bien que le Japon ait le ratio dette publique/PIB le plus élevé de tous les pays du G-7.

Néanmoins, cette fois-ci, les Japonais ont réagi. Le ministre des Finances, Masajuro Shiokawa, a déclaré le 19 avril au cours d’une conférence de presse à Tokyo : « De récents propos tenus à notre égard par le Fonds monétaire international et des économistes ont été inattendus, et je protesterai en conséquence lors des prochaines réunions. (...) Je crois qu’il s’agit d’une ingérence dans nos affaires intérieures. » Comme tout le monde se dit préoccupé par l’énorme dette publique du Japon (qui devrait atteindre 5 300 milliards de dollars à la fin de mars 2003, c’est-à-dire 140 % du PIB ), « n’est-il pas contradictoire, dit-il, de demander un budget supplémentaire qui aurait pour effet d’augmenter l’émission d’obligations d’Etat ? » Shiokawa a aussi fustigé les agences de notation comme Standard & Poor’s et Moody’s, qui ont classé la dette japonaise au même niveau que celle de Malte ou de la République tchèque. Dans le même esprit, le ministre de l’Economie et du Budget, Heizo Takenaka, a considéré le rapport du FMI comme « absurde » et ne représentant pas « un travail de professionnels ».

Ces réactions japonaises ne sont pas uniquement dirigées contre le FMI, mais aussi contre le gouvernement américain qui, selon les Japonais, contrôle en fin du compte la politique du Fonds. Selon une source de la City de Londres, le trilatéralisme n’en a plus pour longtemps.

Par ailleurs, lors d’une conférence de presse du secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, les journalistes ont éclaté de rire quand il a déclaré que les participants européens n’avaient pas soulevé la question de l’important déficit du compte courant américain. Il se trouve que le ministre français des Finances, Laurent Fabius, avait déclaré que ce déficit était bel et bien préoccupant.

Contactez-nous !