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Le deuxième débat des candidats confirme un jeu truqué

La rédaction
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Le deuxième débat télévisé entre le vice-président Al Gore et le gouverneur du Texas George W. Bush, le 11 octobre, s’est distingué du premier par le fait que, cette fois-ci, les deux hommes portaient des cravates de couleur différente. A part cela, à quelques nuances près, tous deux reflétaient fondamentalement des vues similaires en matière de politique étrangère, thème de la rencontre. Le débat a encore une fois confirmé que tous deux sont des marionnettes de Wall Street, dont l’une sera choisie au dernier moment pour prendre le pouvoir.

Les deux hommes se sont efforcés de souligner leurs points d’accord. Bush ayant proposé que les Etats-Unis reflètent l’image d’une nation humble et non pas arrogante, mais forte, Gore a murmuré : « Je suis d’accord avec ça, l’idée d’humilité est importante. » Quant au Proche-Orient qui se trouvait à ce moment-là sur le point de s’embraser, Al Gore a déclaré que « la première priorité doit être d’arrêter la violence », que les Etats-Unis « doivent demander à la Syrie de libérer les trois soldats israéliens » et qu’Arafat doit donner des instructions pour que la violence cesse. En notant qu’il fallait garder l’oeil sur Saddam Hussein, il a promis son soutien à l’opposition anti-Saddam, mais a surtout souligné les liens « forts » et « durables » entre les Etats-Unis et Israël. Pareil pour Bush, sauf qu’il a précisé qu’il chercherait le soutien de « nations arabes modérées comme la Jordanie et l’Egypte, l’Arabie saoudite et le Koweit » et qu’il ferait installer un système de défense antibalistique au Moyen-Orient, pour dissuader l’Irak.

Sur les Balkans aussi, les deux candidats ont entonné la même chanson. Bush pense que le Président avait bien fait de « se joindre à l’OTAN pour le bombardement de la Serbie », sans y déployer de troupes terrestres. Quant à savoir, en général, quand les Etats-Unis devraient faire usage de la force militaire, une légère différence est apparue : Bush s’est opposé à l’utilisation de l’armée américaine dans des « missions destinées à bâtir une nation » comme à Haïti, expliquant que « nos troupes ont pour vocation de mener et de gagner la guerre ». Cependant, « nos troupes devraient être utilisées pour renverser un dictateur... lorsque c’est dans notre intérêt ». Gore a expliqué, pour sa part, que les Etats-Unis devraient plutôt intervenir : « Que ça plaise ou non, (...) les Etats-Unis sont maintenant le leader naturel du monde. Tous les autres pays se tournent vers nous. »

Le présentateur a alors demandé s’ils soutenaient les interventions militaires américaines dans les pays suivants : Liban, Grenade, Panama, golfe Persique, Somalie, Bosnie, Haïti et Kosovo. Gore les a approuvées à deux exceptions près, le Liban et la Somalie, bien qu’à l’époque, il ait soutenu cette dernière. Bush s’est opposé aux interventions en Somalie et à Haïti parce qu’il s’agissait là de « missions destinées à bâtir la nation ». Quant au Rwanda, tous deux pensent que les Etats-Unis ont eu raison de ne pas se déployer militairement. Gore a cependant précisé que l’aide humanitaire aurait dû commencer plus tôt.

La seule question économique portait sur l’aide financière à apporter aux pays pauvres. Bush est favorable à l’octroi de l’aide et à l’allègement de la dette pour les pays qui adoptent les « réformes » économiques préconisées par le FMI. Il a toutefois critiqué le rôle du Fonds en Russie, où les prêts « ont fini dans les poches de Viktor Tchernomyrdine et d’autres ». Pour Gore, « il faut réformer le FMI ».

Sur les questions de politique intérieure, tous deux ont admis qu’il fallait lutter contre le racisme, notamment au niveau de la police et des interpellations disproportionnées d’Afro-américains et de membres de minorités ethniques, thème mis en avant dans les auditions de la plate-forme du Parti démocrate organisées par LaRouche en juin dernier. Si Gore prône une nouvelle loi condamnant les hate crimes, crimes commis pour des raisons de race, de religion, de style de vie, etc., Bush a fait remarquer que le Texas dispose déjà d’une telle législation, sous forme de la peine de mort... pour les condamnés pour meurtre.

Selon les sondages d’opinion, Bush aurait eu le dessus dans ce débat.

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