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Le dilemme de Bush

La rédaction
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Suites à ces revers politiques retentissants, l’administration Bush a lancé une campagne d’intimidation à tout va contre certains parlementaires républicains et un Parti démocrate fortement mobilisé. Le 28 avril, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le Président a déclaré qu’il était plus déterminé que jamais à aller de l’avant avec la privatisation des retraites, à envoyer John Bolton à l’ONU et à imposer toutes les mesures que le Congrès avait jusqu’ici bloquées. Mais la plupart des chaînes de télévision ont interrompu leur retransmission en direct de cette conférence de presse avant même que le Président ait fini de s’exprimer.

De source washingtonienne, dans le cadre d’une « réorganisation » de la Maison Blanche rendue nécessaire par l’état de plus en plus instable de Bush, le vice-président Dick Cheney a pris en main le contrôle virtuel de toutes les initiatives politiques. Ce dernier a donc délégué à Karl Rove, le conseiller de Bush, son rôle de « gardien de la discipline » chez les parlementaires républicains.

Le 25 avril, Karl Rove a pris à partie le président du groupe républicain au Sénat, Bill Frist, alors que s’ébruitait la nouvelle d’un accord imminent entre lui et son homologue démocrate Harry Reid concernant le « filibuster ». En effet, Frist s’était rendu compte que les républicains n’obtiendraient pas suffisamment de voix pour imposer le changement de règles voulu, qui prévoit notamment de ramener à la majorité simple le pourcentage de votes nécessaires pour confirmer un juge fédéral nommé par le Président. Il a par conséquent contacté Reid et, alors qu’ils étaient sur le point de conclure un accord, Rove somma Frist de rompre les négociations.

Rove a aussi, semble-t-il, rencontré trois membres républicains de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Chafee, Hagel et Voinovich, qui hésitent encore à soutenir la nomination de John Bolton comme ambassadeur américain aux Nations unies. Par la suite, des groupes d’action politique de droite ont inséré des annonces dans les médias électroniques, qualifiant Voinovich de « traître » pour avoir bloqué la nomination de Bolton. Sans parler des pressions moins publiques, mais tout aussi scandaleuses. De plus, Rove a fait savoir à d’autres républicains qu’ils subiraient le « traitement Voinovich » s’ils continuaient à s’opposer à la Maison Blanche sur le cas Bolton et d’autres questions critiques.

Par ces opérations musclées, Rove et Cheney font de leur mieux pour maintenir la « coalition républicaine » ayant permis à Bush de gagner en novembre 2004, mais cela risque de faire boomerang. En fait, Bush est confronté à un dilemme insoluble : pour maintenir la coalition qui l’a réélu en novembre 2004, il doit continuer à se plier aux caprices de la droite radicale, notamment les fondamentalistes chrétiens, mais plus les fanatiques exercent d’influence sur la Maison Blanche, plus ils poussent les républicains modérés dans une coalition anti-Bush dominée par les démocrates.

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