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Le dollar à un niveau plancher depuis 9 ans

La rédaction
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Dans la deuxième semaine de novembre, le dollar a baissé pour la septième fois consécutive contre le yen, pour se retrouver à son plus bas niveau absolu contre l’euro ($1,3006). Par rapport à un panier d’autres grandes devises chiffré par la Réserve fédérale, le dollar a plongé de 21% depuis l’arrivée de George W. Bush à la présidence en 2001, pour atteindre, le 8 novembre, son plus bas niveau depuis 1995. Autre indication éloquente du déclin du dollar, le cours de l’or a atteint le 10 novembre son plus haut niveau en 16 ans (438,30 dollars l’once). Parallèlement, la livre britannique cède du terrain depuis quatre semaines d’affilée.

Soucieux des effets sur les exportations, les responsables européens et japonais se sont contentés jusqu’ici de déclarations rhétoriques. Pour le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, la chute du dollar a été « brutale » et n’est pas « la bienvenue », tandis que le vice-ministre japonais des Finances Hiroshi Watanabe a déclaré le 11 novembre que son pays lancerait « une action agressive » si nécessaire. Le ministre italien des Finances Domenico Siniscalco avait appelé la veille à des interventions monétaires coordonnées du G-7 pour enrayer la chute du dollar, avant de déclarer plus tard que ses propos avaient été mal compris.

Dans un discours prononcé le 9 novembre à la Columbia University, l’ancien secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, a déclaré que la chute du dollar risquait de s’accélérer et les taux d’intérêt de grimper si l’administration Bush et le Congrès n’agissaient pas rapidement pour limiter le déficit budgétaire record. « Si les marchés commencent à craindre un désarroi fiscal à long terme, et si les fournisseurs étrangers de capitaux, dont nous sommes devenus si dépendants, partagent cette peur et commencent à s’inquiéter de notre devise, alors les marchés pourraient commencer à exiger des taux d’intérêt bien plus élevés sur la dette à long terme et peut-être même, créer des conditions de perturbations graves sur nos marchés financiers, avec tous les problèmes que cela peut poser pour notre économie. Nous avons beaucoup de travail à faire dans un environnement politique très difficile. »

Rubin appela les parlementaires républicains et démocrates à se préoccuper au plus tôt du déficit : « Un changement spectaculaire de politique fiscale est impératif. Et je pense que la réalité va s’affirmer de plus en plus sur le système politique, même si ce système hésite et rechigne à agir réellement sur une base bipartisane par rapport aux âpres choix qu’impose le rétablissement de la discipline fiscale . »

Le 9 novembre, le grand quotidien financier italien Il Sole 24 Ore constatait dans un article de première page que la réélection de George W. Bush avait poussé le monde au bord d’un « Hiroshima monétaire ». L’éditorial était signé de Paolo Savona, banquier et ancien ministre des Finances. En raison des déséquilibres américains, nous nous dirigeons vers « une grande explosion qui désintègrera les activités du dollar mondial et provoquera la deuxième grande dépression ». Il recommande donc aux Etats-Unis d’utiliser leur puissance pour instaurer un nouvel ordre monétaire international. Savona est un allié de longue date de Robert Mundell, lui-même partisan d’une monnaie mondiale unique.

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