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Le dollar menacé, selon Robert Rubin

La rédaction
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Une sérieuse menace pèse sur l’économie américaine et sur l’économie mondiale, a estimé l’ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, Robert Rubin, dans un discours prononcé le 9 novembre devant l’Economic Club de Washington. Pour justifier ses inquiétudes, il a évoqué le déficit fédéral, les coûts sociaux croissants et la dépendance vis-à-vis de l’emprunt à l’étranger. Pour traiter ces problèmes, il faudrait recourir à « une combinaison quelconque de recettes fiscales et de discipline à l’égard des dépenses ». Quant à ceux qui prétendent qu’une hausse d’impôts pour les plus aisés ravagerait l’économie, il pense que « si l’on augmentait les impôts dès maintenant, on n’en verrait probablement aucun effet négatif sur l’économie ».

Quelques jours plus tard, le 14 novembre, Rubin s’inquiétait à nouveau de l’augmentation du déficit budgétaire américain, qui finira par faire peur aux banques centrales, aux hedge funds et à tous ceux qui achètent des bons du Trésor américains. « Il me semble presque inconcevable que ceci puisse continuer indéfiniment », a-t-il dit dans un message pré-enregistré pour un dîner organisé par la Concord Coalition. Dans une table ronde au cours de la même soirée, l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale Paul Volcker a exprimé son accord, notant que les emprunts dont dépend l’Amérique augmentent le risque de « crise ». « Il est incroyable que les gens se soient si longtemps accrochés au dollar. A un moment donné, on arrivera au point où ils en auront assez. »

Dans un discours adressé à la convention annuelle de la New York Bankers Association, le 10 novembre, le Comptroller of the Currency (inspecteur de la monnaie) John C. Dugan a déclaré que les risques d’erreurs de gestion dans le domaine des produits dérivés pourraient « rapidement amener des bouleversements pouvant affecter la confiance du public dans les institutions financières en général ». Il fit remarquer que près d’une banque nationale sur six utilise des produits dérivés et que l’exposition totale des banques aux dérivés de crédit atteint les 199 milliards de dollars. Pour appuyer ses mises en garde contre le « risque réel et significatif lié à cette exposition aux dérivés de crédit », Dugan a souligné que cinq institutions bancaires majeures, toutes nationales, détiennent 97 % de ce qu’il a évalué à 119 mille milliards de dollars de valeur nominale de produits dérivés en circulation.

« L’Amérique risque de connaître une crise de type 1929 »

Telle est la mise en garde lancée par l’ancien ministre italien de l’Economie, Giulio Tremonti, dans une interview au Corriere della Sera (12 novembre). Tremonti joue actuellement un rôle important dans l’opposition de centre-droite à la Chambre des députés. Dans cet entretien, il met en cause le « développement économique » aux Etats-Unis dans la période 2001-2006, dû selon lui à des facteurs comme les taux d’intérêt faibles et l’explosion des valeurs immobilières : « La crise immobilière est actuellement très profonde : au troisième trimestre, les saisies ont augmenté de 43 %. On est passé d’un boom à une récession, même si cette dernière a été en partie compensée par la baisse du prix du pétrole. »

En contestant la version officielle de la situation économique américaine, Tremonti reflète l’influence de l’analyse de Lyndon LaRouche dans la péninsule : « La première [hypothèse], c’est que la fin du boom n’a pas provoqué l’effondrement [de la croissance américaine], parce que le système financier est bien équilibré, qu’il a pu absorber la crise et peut désormais reprendre la croissance. La deuxième est suggérée par de nombreux sites économiques, qui comportent des prévisions de crise structurelle comme en 1929. J’espère que la première s’avérera correcte, mais j’ai bien peur que ce soit plutôt la deuxième. »

En réponse à une question posée alors par le quotidien italien, Tremonti estima que nous ne pouvons pas nous laisser conditionner par la standardisation de la pensée. « Si vous suivez la manière de penser standardisée, ce n’est pas faire preuve de leadership, mais de suivisme. » Loin d’être aussi perspicace sur d’autres questions, notamment en se faisant le défenseur de la « politique centriste » aux Etats-Unis et affichant son inquiétude devant l’influence grandissante de la Russie et de la Chine, ses remarques introduisent cependant un élément de réalité dans le débat politique et économique en Italie.

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