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Le facteur iranien dans la crise irakienne

La rédaction
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Alors que la violence s’accroît en Irak, le gouvernement intérimaire irakien et ceux qui y soutiennent une occupation de fait dirigée par les Etats-Unis, se lancent dans une fuite en avant, commettant précisément les erreurs qui ne peuvent qu’aggraver la crise.

En réponse à la reprise des affrontements entre la milice de Moqtadar Al-Sadr et les troupes de la « coalition » à Nadjaf, Bagdad, Bassora, et Nasiriyeh, le Premier ministre irakien par intérim, Allawi a annoncé la ré-instauration de la peine de mort, y compris pour les insurgés, et a promis qu’il briserait la résistance. Bien qu’il ait également annoncé une amnistie, celle-ci est limitée aux personnes qui possèdent des armes, elle ne s’applique pas à ceux qui ont commis des crimes. Allawi a fait ces déclarations lors d’une visite rapide à Nadjaf où il était protégé par plus d’une centaine de gardes du corps, y compris des forces américaines.

Conscients de l’accroissement de la résistance, les Etats-Unis cherchent une aide de la part de nations musulmanes qui devraient envoyer des troupes, selon une proposition du secrétaire d’Etat Colin Powell discutée en Arabie saoudite. Bien que les saoudiens et d’autres Etats musulmans aient discuté la possibilité d’envoyer des troupes de maintien de la paix, Après la fin de l’occupation, et sous le commandement des Nations Unies, le Président irakien par intérim Ghazi Al Yawer a déclaré qu’il n’accepterait de troupes musulmanes que si elles combattaient aux côtés des forces actuelles d’occupation, ajoutant qu’elles devraient être suffisamment nombreuses pour être efficaces. « Leur nombre ne devrait pas être symbolique, comme si elles venaient au carnaval - à 40 ou 50 - et se tenaient prêtes à rentrer chez elles au premier problème », a-t-il dit, faisant clairement référence aux troupes espagnoles et philippines. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abu-Gheit, a déclaré que l’Egypte n’enverrait pas de troupes. La présence de troupes arabes et/ou islamiques ne ferait qu’aggraver les tensions.

En même temps, certaines figures du gouvernement irakien par intérim se sont jointes à la série d’attaques et de menaces venant de Washington et d’Israël contre l’Iran. Alors qu’il se trouvait à Bagdad le 1er août, Powell a accusé l’Iran de se mêler aux affaires irakiennes. Quelques jours plus tôt, le ministre de la Défense irakien avait déclaré dans un journal américain que l’Iran était l’ennemi numéro un de son pays, accusant Téhéran « d’ingérence manifeste ». Le ministre Al Shaalan avait été attaqué dans la presse iranienne pour être un agent américain de longue date.

Parallèlement à cela, les pressions internationales contre l’Iran se sont multipliées à propos de son programme nucléaire. Bien que des discussions aient eu lieu fin-juillet à Paris entre l’UE-3 (la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne), et l’Iran, dans un effort pour négocier une solution, aucun accord n’a été trouvé, les discussions devront reprendre. Pendant ces discussions, Powell a déclaré depuis le Koweït que la question devrait être soumise au Conseil de Sécurité. Il ajouta : « Notre jugement est que l’Iran développe un armement nucléaire, qu’il a un programme d’armes nucléaires. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, le Dr. Kamal Kharrazi a déclaré lors d’une conférence de presse du 31 juillet, que l’Iran n’avait pas repris l’enrichissement de l’uranium, mais qu’il construisait des centrifugeuses en réponse au refus de juin de l’UE-3 de résoudre la question avec l’AIEA. Et, quelques jours plus tard, un responsable du Conseil suprême de la sécurité nationale, Hussein Musavian annonça que l’Iran n’abandonnerait jamais son cycle nucléaire complet.

La campagne anti-Iran, accélérée par Condi Rice dans une déclaration le 8 août selon laquelle l’Iran serait forcé d’arrêter son programme nucléaire, rend plus difficile toute tentative de stabiliser la région. Comme Lyndon LaRouche l’a développé dans sa Doctrine LaRouche, les Etats clef de l’Asie du Sud-Ouest, dont l’Iran, doivent être impliqués dans la coopération pour la sécurité régionale. Aliéner les forces en Iran qui contribueraient à une telle perspective, c’est activer les forces opposées qui ont un programme complètement différent.

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