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Le fantasme des néo-cons français : entrer dans l’OTAN pour pulvériser l’Iran

La rédaction

Fin août 2007, voulant préparer le retour de la France dans le commandement unifié de l’OTAN, Nicolas Sarkozy a créé une commission de 35 membres chargée de rédiger un Livre Blanc de la Défense devant définir la nouvelle politique française dans ce domaine pour les quinze ans à venir.

Comme le révèle Le Canard Enchainé du 2 janvier 2008, cette commission, « outre les grands chefs militaires » s’avère un véritable nid de néo-faucons.

Prenons le cas de François Heisbourg, l’un des rares français à avoir dirigé le très néo-conservateur International Institute for Strategic Studies de Londres (IISS), qui n’avait pas hésité à déclarer, dès septembre 2002, que « les armes chimiques et biologiques existent bien (en Irak), et leur emploi est tout à fait possible en cas de guerre. »

Comme le note avec ironie le Canard, « ce grand stratège prônait l’envoi de troupes françaises sur place. Et il vient de pondre un ouvrage intitulé ‘Le choix des armes’ qui brode sur un des thèmes chers à Sarko et aux Israéliens : pulvériser l’Iran, c’est dix-huit mois de soucis contre trente ans de cauchemar si on leur laisse faire la bombe. »

(...) « L’autre inconditionnelle de l’Amérique, poursuit le journal satirique, est Thérèse Delpech, directrice des études stratégiques au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Cette néo-conservatrice exaltée, hier favorable à la guerre US en Irak, est partie en croisade contre l’Iran, ‘le grand perturbateur’. Dès 2005, elle exhortait les ambassadeurs européens à ‘quitter Téhéran’. »

(...) « Et un troisième larron, Bruno Tertrais, a récemment publié sa propre contribution : ‘Iran, la prochaine guerre’ »

Reprenant le commentaire d’un général trois étoiles, Le Canard remarque que les membres modérés de la commission « sont à classer dans la catégorie alibi. Leur indépendance d’esprit n’est pas en cause mais, sur ces sujets, ils n’y connaissent rien et les autres n’en feront qu’une bouchée. »

Pour conclure, soulignons ici que ni la défaite probable de l’administration Bush-Cheney, ni le fait que Sarkozy, sous pression de forces institutionnelles, mets -pour l’instant- le masque de la modération, n’a pu dissiper définitivement le danger des fantasmes belliqueux des néo-conservateurs français partisans d’un retour de la France dans l’OTAN.

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