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Le fiasco de la Commission Barroso

La rédaction
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Le 27 octobre, s’est produit un événement sans précédent dans l’histoire des institutions européennes depuis la signature du Traité de Rome, en 1957 : le président de la nouvelle Commission européenne, Jose Manuel Barroso, risquait de voir rejetée l’équipe qu’il avait formée. Par conséquent, à la dernière minute, il retira sa liste de commissaires en échange de l’annulation du vote du Parlement. Certes, l’attitude inflexible de Barroso et son arrogance vis-à-vis des objections du Parlement ont contribué à son échec. Mais ce conflit dépasse de loin le rapport de force entre Commission et Parlement.

Tout d’abord, Barroso a reçu peu de soutien de la part des gouvernements des pays membres, notamment de la France et de l’Allemagne, qui avaient choisi au départ le Premier ministre belge Guy Verhofstadt comme nouveau dirigeant de la Commission. Par contre, la Grande-Bretagne, l’Italie et la Pologne voulaient Barroso et, après des semaines de querelles, ce dernier a été « accepté » en tant que compromis. Maintenant, l’échec de Barroso, qui implique le maintien en place de la Commission Prodi pendant quelques semaines encore, a créé un vide de pouvoir dans l’une des principales institutions du système de Maastricht. Certaines mauvaises langues disent que ce vide pourrait profiter à la France et à l’Allemagne.

Dans l’UE, beaucoup savent, notamment les dirigeants français et allemands, qu’il va falloir changer le pacte de stabilité - le « modifier » ou le « réinterpréter », comme on préfère le dire. Le fait est que pour 2005, le déficit de l’Allemagne sera, pour la quatrième année consécutive, supérieur aux 3% du PIB autorisés, talonné de près par la France, la Grèce et le Portugal. Cela signifie que le mécanisme de « sanctions punitives » imposées au bout de trois années consécutives de dépassement - évité in extremis en novembre de l’année dernière - prendra effet en 2005. L’Allemagne devrait alors verser jusqu’à 10 milliards d’euros de pénalités, suivie par les autres « violateurs ».

Le 26 octobre, veille du vote du Parlement, le président Chirac et le chancelier Schröder, réunis à Berlin, ont annoncé qu’une « réforme » du pacte de Maastricht était « urgente » et « trop importante » pour la laisser aux mains des seuls ministres des Finances, autrement dit que les chefs d’Etat et de gouvernements doivent s’en occuper. Avec une Commission forte, il serait relativement plus difficile de faire accepter une « réforme », la Commission de Bruxelles étant le principal levier institutionnel de l’oligarchie financière derrière le traité de « Maastricht ».

Paris et Berlin suivent une « realpolitik », consistant à réclamer l’assouplissement des niveaux de déficit autorisés pour certains investissements publics comme la défense, la recherche et le développement, ou les « versements nets » nationaux à l’UE. Ceci ne permettrait pas d’améliorer fondamentalement la situation (il faudrait pour cela renoncer à tout le carcan de « Maastricht »), mais ce serait un ballon d’oxygène. Dans tous les cas, la politique européenne à court terme dépendra du résultat de l’élection présidentielle américaine. Un président Kerry, influencé par la politique économique de LaRouche, serait plus ouvert à des changements profonds de la politique des Etats du G-7.

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