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Le fiasco de la guerre du Kosovo, thème d’un rapport du Parlement britannique

La rédaction
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Le 24 octobre, la Commission restreinte de la Défense de la Chambre des communes britannique a rendu public un rapport sur Les leçons du Kosovo, qui n’est autre qu’un réquisitoire accablant sur la manière dont l’OTAN et la Grande-Bretagne ont mené la guerre des Balkans au printemps 1999.

Selon ce rapport, « Nous avons estimé que l’on mettait trop l’accent sur le fait que, finalement, Milosevic ait cédé », alors qu’une évaluation globale de la guerre fait ressortir les « défauts » de la stratégie de l’OTAN. Elle n’a pas permis « d’éviter un désastre humanitaire » mais, au contraire, elle a « précipité le début du désastre ». La campagne militaire contre les forces serbes n’a eu qu’« un effet marginal ».

Toujours selon ce rapport, « Il n’aurait jamais dû être nécessaire de mener cette guerre ». D’abord, l’OTAN, « en faisant ses calculs, n’a pas toujours réussi à trouver la bonne combinaison entre la menace et la force, et ensuite à déployer cette force pour obtenir l’effet coercitif maximum », si bien qu’elle n’a pas menacé de manière crédible Milosevic. En excluant l’utilisation de forces terrestres, l’OTAN a ôté des « calculs de Milosevic un élément décisif de menace et d’incertitude », tandis que plus tard, en juin 1998, « l’OTAN commença à menacer d’utiliser la force avant même de s’y être préparée ».

La contribution de la Grande-Bretagne à la guerre aérienne fut minimale, elle a surtout utilisé des « bombes stupides » dont seulement 2 % ont atteint leur cible. « La foi professée par le ministère britannique de la Défense dans la grande utilité de ces « bombes stupides » lors de la campagne du Kosovo, laisse croire qu’il a triché avec la vérité, ou alors qu’il a tenté de nous tromper. » La sélection de cibles stratégiques « était mal pensée du point de vue politique. (...) Certaines cibles semblent difficiles à justifier. Il semble qu’on n’ait donné aucune explication claire de la décision de bombarder les ponts sur le Danube à Novi Sad. Comme Novi Sad était l’un des principaux centres d’opposition à Milosevic, avec un maire de l’opposition intelligent, cela semble une décision particulièrement bizarre. »

Le rapport conclut ainsi : « La leçon la plus claire à tirer du Kosovo, c’est que la puissance militaire et la supériorité technologique ne suffisent pas à garantir que l’Alliance réussisse à faire face à toute crise future. » Sur le plan politique, lors des élections locales du 29 octobre au Kosovo, le protégé des gouvernements américain et britannique, Thaci, dirigeant de l’UCK, a subi une grande défaite. Près de 60 % des Kosovars albanais ont voté pour le parti du modéré Ibrahim Rugova.

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