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Le flop de l’Ecofin : paroles dures et molles régulations

La rédaction
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6 novembre 2008 (Nouvelle Solidarité) — La rencontre, le 4 novembre, des ministres de l’Economie et des Finances de l’UE (Ecofin) avec la Commission européenne et les responsables de la BCE, en vue d’élaborer une position commune pour la rencontre du G20 le 15 novembre à Washington, a été un flop. C’est ce vendredi 7 novembre qu’une rencontre informelle des chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles arrêtera les propositions communes de l’UE pour la création d’un « Nouveau Bretton Woods  ».

De son communiqué de dix-sept pages, l’Ecofin ne consacre que quelques lignes à ce sommet crucial en notant qu’« il y a eu un échange de vues » sur le sommet du G20 qui ne vise qu’une « éventuelle réforme du système financier international ».

Ce langage évasif n’est qu’une feuille de vigne cachant les énormes désaccords qui opposent, à différents degrés, bon nombre de pays européens à l’ultime tentative de Gordon Brown de préserver les privilèges de la City de Londres. Comme preuve, notons que le Financial Times n’a pas caché son déplaisir devant le fait que la réunion de l’Ecofin « a arrêté net la réforme de fond en comble du capitalisme mondial, telle que la suggérait Nicolas Sarkozy le mois dernier… » Le quotidien financier italien Il Sole 24 Ore confirme lui aussi qu’un agenda ambitieux fut avancé par l’un des participants, mais écarté par l’assemblée. Il Sole cite Christine Lagarde constatant que l’Ecofin a rejeté la nécessité d’une « réponse coordonnée sur le plan international aux défis macroéconomiques ».

Le FT estime que bon nombre de pays, y compris les Pays-Bas, l’Autriche et même la Pologne, souvent diamétralement opposés à Paris, ont apporté un « soutien massif » à la position française, pour qui la crise « fut provoquée par ’une frénésie de déréglementation’ à laquelle on assiste depuis vingt ans » et pour qui il y a urgence à revenir à un minimum de régulation et de supervision.

Devant ce début de consensus, l’Angleterre a voulu faire croire que ces propositions étaient « trop détaillées » et que les autres nations, en dehors des Etats-Unis et de l’UE, n’avaient aucun intérêt « à adopter des politiques européennes ».

Le Financial Times note que « La France et les autres pays membres de l’UE soupçonnent que Gordon Brown, bien que favorable à des réformes majeures de l’architecture du système financier international, se démène afin de préserver une régulation légère pour la City de Londres. »

Devant le refus anglais et les hésitations allemandes, l’Ecofin n’a pu s’accorder que sur l’idée (de Gordon Brown) de créer un collège de supervision pour les institutions financières transfrontalières et le besoin de mécanismes de contrôle fondés sur l’autodiscipline des acteurs financiers eux-mêmes ! Au final, l’Ecofin se borne à demander au G20 de rédiger une « charte de bonne conduite » et la création d’un nouveau dispositif du FMI, doté d’un fonds de 125 milliards de dollars, capable d’intervenir rapidement dans des pays fortement frappés par le resserrement du crédit.

A la sortie de la réunion de l’Ecofin, le ministre italien Giulio Tremonti exprima toute sa frustration en paraphrasant le titre du livre de l’économiste marxiste Piero Sraffa, La production de biens par des biens, affirmant que « ces derniers jours, nous avons vu une production intense de sommets par des sommets ».

Les vraies décisions seront prises ce vendredi 7 novembre à Bruxelles lors du sommet européen et la présidence française de l’UE proposera à cette occasion un « document de réflexion qui tiendra compte des commentaires faits par les délégations. »

Puisque les alternatives à la crise actuelle ont été clairement mises sur la table par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade en France, ce sommet apparaît, au mieux, comme un flop. Il est grand temps que ceux qui se considèrent comme des dirigeants adoptent le vrai Nouveau Bretton Woods défendu par ces derniers.

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