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Le général Clark : la première tête à tomber

La rédaction
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A la fin de la guerre désastreuse contre la Yougoslavie, Lyndon LaRouche avait prévu que « des têtes tomberaient », dont celles du commandant suprême de l’OTAN, le général Wesley Clark, de Madeleine Albright, du secrétaire à la Défense William Cohen et du chef de l’état-major Hugh Shelton.

Clark vient en effet d’être remercié, sur ordre direct du président Clinton, et personne ne croit à l’explication officielle à propos de régulations de promotion et de retraite. Il a été renvoyé non seulement pour les « frictions » qu’il avait créées à la Maison Blanche et au Pentagone, mais aussi pour son comportement frôlant l’insubordination. Clark avait collaboré avec Madeleine Albright pour torpiller les négociations de paix au début de l’année, précipitant la guerre, et tous deux ont garanti aux Kosovars une protection de l’OTAN s’ils signaient les accords de Rambouillet, alors que les Serbes n’étaient pas prêts à signer. Voilà comment la guerre a commencé.

Au cours de cette guerre, Clark suivait davantage les ordres du Premier ministre britannique Tony Blair que ceux du président Clinton. Il a promu avec insistance la guerre terrestre voulue par Blair, alors que Clinton s’y opposait.

Puis, il y a eu l’incident de l’ambassade chinoise. On a appris par la suite que Clark avait modifié le processus de sélection des bombardements, s’arrogeant le droit de choisir les cibles. C’est peut-être lui qui a choisi l’ambassade chinoise de Belgrade.

Les implications du renvoi de Clark sur les relations russo-américaines et sino-américaines sont de la plus haute importance. Selon un expert militaire russe, cette décision pourrait « renforcer les relations militaires entre les deux pays ». De nombreux généraux russes considèrent Clark comme un « criminel de guerre » et voudrait voir quelqu’un de moins controversé au poste de commandant. Selon cet expert russe, son remplaçant, le général Ralston, actuel chef d’état-major adjoint, est « bien plus raisonnable ».

Quant à la Chine, notons qu’au lendemain du renvoi de Clark, les avions militaires américains ont été à nouveau autorisés à atterrir à Hong Kong, pour la première fois depuis le bombardement de l’ambassade.

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