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Le général Dempsey sous le feu de l’oligarchie pour son opposition à la guerre contre l’Iran

La rédaction
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Le 28 février 2012 (Nouvelle Solidarité) – Les attaques contre le Chef d’état-major interarmées des États-Unis, le Général Martin Dempsey, pour sa résistance aux frappes exigées par l’Empire britannique et Barack Obama contre l’Iran, se multiplient.

Parmi les attaques plus récentes on trouve un article dans le National Review Online, un site populiste basé à New York mais qui sert de courroie de transmission aux puissances de la City et de Wall Street. Son auteur, Rich Lowry, écrit que le Chef d’état-major interarmées est « indiscutablement correct » lorsqu’il dit « que l’Iran est un acteur “rationnel” », mais déforme ensuite le propos de Dempsey, selon lequel tout acte de diplomatie cherchant à éviter la guerre peut arriver à un résultat bénéfique entre Etats-nations rationnels. « L’Iran a, de manière tout-à-fait rationnelle, conclu que s’il fait tourner des centaines de centrifugeuses pour enrichir suffisamment d’uranium, il aura bientôt la bombe. De manière tout aussi rationnelle, il croit qu’il peut bluffer l’Occident », raille Lowry.

Un autre article fut publié le 23 février par nul autre que Michael Ledeen, le célèbre auteur, dans les années 70, de la doctrine du « fascisme universel ». S’adressant directement au général Dempsey, Ledeen griffonne, sur son blogue Love of the Land : « Comment, vous aussi ? Un autre conseiller politique à la tête de l’état-major interarmées ? Chaque fois que j’entends un conseiller politique parler de “déstabilisation” (comme vous l’avez fait l’autre jour, en discutant d’une attaque militaire possible contre l’Iran), mon moral en prend un coup. » Ledeen explique comment c’est l’Iran qui déstabilise le monde et que les Etats-Unis sont un « pays révolutionnaire » et doivent agir contre des tyrans comme ceux de l’Iran.

Sur les prétendus plans de l’Iran pour construire des armes nucléaires, Ledeen avoue candidement : « Vous dites que “nous savons”, ou “croyons savoir”, qu’ils n’ont pas encore pris la décision d’aller de l’avant et de construire des armes atomiques. Je ne lis pas les rapports de renseignement que vous avez, mais je crois que le guide suprême a pris la décision il y a plusieurs années déjà. Je crois également que nos renseignements sur l’Iran ne valent rien [stink en anglais], et que c’est le cas depuis l’époque du Shah. »

Il demande ensuite à Dempsey : « Vous dites qu’ils sont “rationnels”. Est-ce que le meurtre de masse est rationnel, la torture de masse, les viols de masse en Iran et en Syrie, c’est “rationnel” ? » Nous n’avons bien sûr jamais vu Ledeen dénoncer l’usage et l’apologie de la torture par Dick Cheney et George W. Bush au cours de la dernière guerre d’Irak.

Ces attaques ne diminuent néanmoins en rien la résistance des militaires à des frappes contre l’Iran, comme le montre la réponse de deux anciens hauts dirigeants militaires lors d’un récent forum du Centre pour les études statégiques et internationales (CSIS), le 23 février à Washington D.C.

Lorsqu’on leur a demandé s’il existait, parmi les militaires, une école de pensée affirmant qu’il serait nécessaire d’attaquer l’Iran si l’on prouvait qu’il avait l’arme nucléaire, le général de corps de marines James Cartwright, à la retraite, a répondu qu’à titre personnel il ne voyait pas « grand avantage à y aller » et l’amiral William Fallon, ancien commandant du Centre de commandement central, lui aussi à la retraite, a estimé pour sa part que tous ceux qui ont une expérience de ce qui arrive réellement dans des guerres ne souhaitent pas s’y lancer à la première occasion. David Sanger, le correspondant en chef à Washington pour le New York Times, a quand à lui confirmé que beaucoup d’officiers en poste ou à la retraite lui disent croire que d’autres méthodes seraient préférables à l’action militaire.

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