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Le geste historique de Jean-Paul II envers la Chine

La rédaction
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En commémoration du 400ème anniversaire de l’arrivée à Pékin du père jésuite Matteo Ricci, une conférence internationale a eu lieu les 24 et 25 octobre à l’université grégorienne de Rome, en présence d’experts italiens et chinois, ainsi que de responsables politiques et ecclésiastiques.

Dans son message à la conférence, le pape Jean-Paul II a plaidé avec ferveur pour un « dialogue des cultures et des religions », demandant au peuple chinois de « pardonner » à l’Eglise pour les erreurs commises dans le passé vis-à-vis de la Chine. Ce message est d’autant plus important que, depuis presque cinq décennies, les relations diplomatiques entre le Vatican et la République populaire de Chine sont inexistantes. Les catholiques chinois sont divisés entre une « Eglise nationale » soutenue par le gouvernement et une Eglise plus ou moins « clandestine ». Certains orateurs, comme le Pr Ren Yan Li de l’Académie des sciences sociales de Pékin, ont rappelé que ce Pape a particulièrement oeuvré à la réunification des catholiques chinois.

Le Saint Père a présenté l’extraordinaire oeuvre missionnaire et scientifique du père Ricci comme un modèle pour un véritable dialogue entre les cultures. Faisant remarquer que la Chine et l’Eglise catholique étaient deux des plus « anciennes institutions » de l’humanité, toutes deux représentant plus d’un milliard d’individus, Jean-Paul II a exprimé l’espoir de voir reprendre les relations diplomatiques. En outre, il s’est félicité des « progrès significatifs faits dernièrement par la Chine dans les sphères sociales, économiques et éducationnelles ». L’Eglise « a à coeur des valeurs et des objectifs qui sont aussi d’une importance primordiale pour la Chine moderne : la solidarité, la paix, la justice sociale, la gestion sage du phénomène de la mondialisation et le progrès civil de tous les peuples ».

Pour Jean-Paul II, le père Matteo Ricci fut le premier missionnaire et sinologue à fournir à l’Europe un aperçu systématique de la culture, de l’histoire, de la géographie et de la philosophie chinoises. Etant donné sa connaissance exceptionnelle de la langue chinoise, de la culture et de la philosophie confucéenne, Ricci fut« un lien précieux entre l’Ouest et l’Est, entre la culture de la Renaissance européenne et la culture chinoise, et entre l’ancienne et magnifique civilisation chinoise et le monde de l’Europe. »

Dans un premier commentaire officiel, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Sun Yuxi, a qualifié de « signal positif » l’offre du Pape, précisant que la Chine était favorable à une amélioration des relations avec le Vatican, à condition que le Saint Siège rompe ses relations diplomatiques avec Taïwan, accepte le principe d’« une seule Chine » et ne s’ingère pas dans les affaires intérieures chinoises.

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