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Le gouvernement Blair au banc des accusés

La rédaction
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Face à une crise politique majeure et à la perte de crédibilité de son gouvernement depuis la guerre d’Irak, Tony Blair a fait ce qu’il a coutume de faire dans des moments difficiles : il a quitté le pays - cette fois-ci pour la Barbade. Il a ainsi décidé de partir plutôt que d’assister , le 6 août, aux funérailles du Dr David Kelly, le grand spécialiste britannique en ADM qui s’est « suicidé », après avoir été harcelé par l’entourage de Blair.

Cependant, il y a plusieurs raisons de croire que le Premier ministre ne pourra pas vraiment se détendre pendant ses vacances. Tout d’abord, lord Hutton, ancien président de la Haute Cour de justice d’Irlande du Nord qui dirige l’enquête officielle sur la mort de David Kelly, a fait savoir le 1er août qu’il fera comparaître Tony Blair pour témoigner. De même, il semble que les avocats de la BBC entendent interroger le Premier ministre dans le cadre de l’enquête de lord Hutton.

Parmi les autres témoins cités, figurent le directeur des relations publiques de Downing Street, Alastair Campbell, et le ministre de la Défense, Geoffrey Hoon. Ce dernier est fortement critiqué à cause de sa décision de partir en vacances au lieu d’assister aux funérailles de Kelly, dont il fut le supérieur.

Le 2 août, l’Independent titrait à la une : « Le gouvernement au banc des accusés ». Pour le quotidien britannique, le fait que Hutton entende mener une enquête d’une telle ampleur signifie que même « les arguments du gouvernement en faveur de la guerre seront examinés ». La veille, l’expert du Guardian sur les questions de sécurité, Richard Norton Taylor, écrivait que toute enquête sérieuse montrerait que Kelly a été poursuivi et intimidé parce qu’il était prêt à dénoncer les montages du gouvernement sur les armes de destruction massive en Irak. Reflétant l’intensité du débat outre-Manche sur ces questions, l’article de Norton Taylor figure deux fois, sous deux titres différents, sur la même page du Guardian.

Signalons deux autres coups durs pour Tony Blair. Premièrement, un rapport de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, rendu public le 31 juillet, affirme qu’au lieu de l’atténuer, la guerre en Irak a accru la menace terroriste pesant sur la Grande-Bretagne. Deuxièmement, selon l’Observer du 3 août, le chef du MI6 (service du renseignement secret), sir Richard Dearlove, a annoncé sa retraite anticipée en raison de désaccords avec Downing Street sur le traitement des renseignements concernant l’Irak.

Par ailleurs, « l’entourage de la monarchie britannique est très nerveux à cause de Tony Blair », nous a confié le 30 juillet Harold Brooks-Baker, directeur de publication de Burke’s Peerage, le journal de la noblesse britannique. Celle-ci est furieuse à cause de la tentative du Premier ministre d’usurper certaines prérogatives de la monarchie, dont le droit de déclarer la guerre. Selon Peerage, les jours de Blair pourraient être comptés, si l’on ajoute aux ennuis actuels la crise économique et l’effondrement de l’infrastructure nationale.

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