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Le gouvernement italien veut « renationaliser » la politique économique

La rédaction
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Plusieurs membres du gouvernement ont demandé un rapide changement dans la politique économique européenne, contournant le critère malthusien des 3 % de déficit public imposé par le Pacte de stabilité, pour pouvoir engager des investissements publics. Le gouvernement italien se réunira le 30 septembre pour examiner comment présenter ce projet à ses partenaires européens.

Les responsables italiens proposent de séparer, dans le calcul du déficit public, les investissements publics dans l’infrastructure des « réformes structurelles ». Anticipant une réaction négative de la Commission de Bruxelles, les membres du gouvernement et de la coalition au pouvoir ont affirmé que toute décision en matière de politique économique européenne doit être prise par les pays membres et non par une commission supranationale. Rocco Buttiglione, ministre des relations avec l’UE, a déclaré : « Le Pacte de stabilité n’a pas été conçu par la Commission et la Commission ne peut décider de sa modification. Il a été conçu par les chefs d’Etat et de gouvernement, et sa modification devrait être décidée par le Conseil européen des ministres. » Le ministre de la Culture, Giuliano Urbani, a déclaré à La Stampa le 14 août : « Nous avons besoin d’une Europe qui prenne moins de décisions communes et les défèrent aux relations directes entre gouvernements nationaux (...) finalement, ce sera au gouvernement national de décider. (...) La révision du Pacte de stabilité est un choix obligatoire [et] il faut exclure les investissements du calcul des dépenses budgétaires. »

La même proposition a été soutenue par un autre ministre, Carlo Giovanardi, dans une interview accordée à Avvenire, tandis que le président de la Commission du budget au Parlement, Giancardo Giorgetti, insistait surtout sur la priorité à donner au redémarrage de la production sur les questions comptables.

Bien que le ministre des Finances Tremonti, personnalité clé du gouvernement, soit jusqu’ici resté silencieux, chacun sait qu’il est « l’éminence grise » derrière ces déclarations. Il avait été le premier, il y a quelques mois, à proposer un changement des critères de Maastricht pour faciliter d’importants investissements publics.

Dans l’opposition aussi, ces idées font leur chemin. L’ancien ministre du Travail, Cesare Salvi, et l’ancien Premier ministre, Massimo D’Alema, sont favorables à un changement. L’économiste social-démocrate Napoleone Colajanni disait que « l’idée même d’un pacte était une idiotie » et que la question importante était celle du développement. Le dirigeant Vert Alfonso Pecoraro Scanio, ancien ministre de l’Agriculture, a déclaré : « On ne peut pas devenir les partisans du monétarisme radical. » Giacomo Vaciago, économiste enseignant à l’université catholique de Milan, estimait quant à lui, dans une interview à Il Giornale le 14 août, que les critères de Maastricht avaient été fixés sans tenir compte des réalités. « Trop d’importance est donnée à la dette publique. J’ai expliqué cela il y a dix ans lors d’un cours à Oxford. Qu’est-ce qui est pire : une dette privée excessive, comme dans les pays anglo-saxons, ou une dette publique excessive, comme en Italie ? (...) Les crises économiques les plus graves se sont produites à cause d’une forte dette privée, et non publique. » Vaciago se référa à l’exemple de 1929, ajoutant que la situation américaine, avec l’endettement des ménages, « est pire qu’en Italie ».

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