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Le gouverneur de la Banque d’Angleterre appelle à la séparation des activités bancaires

La rédaction
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Le 4 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King a appelé à la séparation des activités bancaires lors d’une intervention sponsorisée par la BBC.

Tout en payant l’hommage obligatoire à la vénérable histoire de la Banque d’Angleterre, King a présenté un extrait audio de la première « conversation au coin du feu » du Président américain Franklin Delano Roosevelt sur la crise bancaire, une semaine après son arrivée à la Maison Blanche en mars 1933.

Dans cet extrait présenté par King, Roosevelt disait : « Chers amis, je veux parler brièvement au peuple américain de la question des banques. Nous avons eu une mauvaise situation bancaire. Certains de nos banquiers se sont montrés incompétents ou malhonnêtes dans l’utilisation des dépôts des gens. Ils ont utilisé une partie de l’argent qui leur a été confié pour la spéculation et des prêts mal avisés. Bien sûr, ceci n’as pas été le cas pour la grande majorité de nos banques, mais cela est arrivé suffisamment de fois pour choquer le peuple américain et provoquer un sens d’insécurité, et le plonger dans un état d’esprit où il ne pouvait plus faire la différence, pour apparemment conclure qu’un acte perpétré par quelques uns avait teinté tout le système. Et ainsi il échut au gouvernement la responsabilité de redresser cette situation et de le faire aussi rapidement que possible, et cette tâche est en train d’être accomplie. »

King a enchaîné avec trois propositions de réforme. La première concerne la régulation bancaire, une tâche qui reviendra à nouveau à la Banque d’Angleterre l’année prochaine, après que son mandat lui ait été retiré en 1997 par le ministre de l’Échiquier de l’époque Gordon Brown. Il a expliqué que Brown avait alors mis en place la Financial Service Autority (FSA), l’autorité des marchés financiers. En réalité, cette dernière s’est limitée à opérer une « légère touche » de régulation sans réellement remettre en cause la dérégulation sauvage.

La deuxième proposition est la mise en œuvre d’une nouvelle loi permettant aux banques de faire faillite sans affecter l’ensemble du système.

La troisième est de restructurer le système bancaire, selon le principe qu’il existe deux types d’activité, la partie « essentielle », qualificatif désignant les banques commerciales, et la partie qui est impliquée dans les échanges risqués. « On ne construit pas de centrales nucléaires dans des régions densément peuplées, a-t-il expliqué, et de la même manière nous ne devrions pas permettre aux services bancaires essentiels de se laisser emporter dans le piège du ’trop gros pour faire faillite’. La séparation est essentielle pour rendre notre économie plus sûre. »

Malheureusement, pour King, cette filialisation doit se faire sous un même toit, comme le préconise le rapport de Lord John Vickers. King presse d’ailleurs le législateur anglais d’adopter ce que nous avons baptisé de faux « Glass-Steagall Act », puisqu’il ne s’agit nullement d’une séparation complète et étanche entre entités différentes, comme celle défendue depuis des années par Jacques Cheminade en France ou l’économiste américain Lyndon LaRouche.

A noter cependant que l’intervention de King arrive en écho à un article récent de LaRouche intitulé « Il est temps pour l’Angleterre d’adopter Glass-Steagall ».

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