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Le groupe Suez et l’eau contaminée en Argentine

La rédaction
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Un mois avant la visite du président Chirac en Amérique latine - sauf en Argentine - le gouvernement argentin a annulé son contrat avec le géant français de l’eau et de l’énergie, Suez. On lui reproche de ne pas avoir investi dans l’infrastructure nécessaire et on l’accuse même d’avoir fourni de l’eau contaminée à ses clients argentins.

Le porte-parole du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattei, a demandé le 22 mars que le gouvernement argentin garantisse la « sécurité juridique » de Suez. Il a par ailleurs clairement indiqué que Suez attendait une compensation financière de la part de l’Argentine pour rupture de contrat et qu’elle allait saisir le conseil d’arbitrage de la Banque mondiale pour plaider sa cause.

Dans un discours prononcé le 23 mars, le président argentin Nestor Kirchner n’a pas mâché ses mots : « Qu’il soit clair que je n’ai pas l’intention de baisser la garde et de laisser les Argentins boire de l’eau contaminée en échange de la visite d’un Président ou du bien être d’un ministre des Affaires étrangères. » La santé des Argentins « est fondamentale et cruciale. (...) Je n’accepte pas que des millions d’Argentins soient privés d’eau et de services sanitaires, comme si ces services était quelque part inaccessibles. (...) L’eau est un service public et l’Etat, au minimum, doit garantir sa disponibilité pour tous les Argentins. Nous ne voulons pas non plus accepter n’importe quel prix, ou tarif, comme si l’eau était un produit hors de portée. Il y a des entreprises (...) qui sont préoccupées par la rentabilité ; mais il y en a d’autres qui [doivent fournir un service] aux gens comme un acte de justice et de dignité et qui peuvent très bien être gérées par l’Etat. »

En 2001, Felix Rohatyn, banquier synarchiste et adversaire acharné de LaRouche dans le Parti démocrate, a rejoint le conseil d’administration de Suez, pour un mandat ayant expiré en 2004. En mars 2003, Business Week faisait état de pertes sur les marchés émergents pour ce groupe formé en 1997 à partir de la fusion du groupe Suez et de la Lyonnaise des Eaux. Le magazine américain rapportait que lors d’une réunion du conseil d’administration en novembre 2000, Rohatyn et d’autres directeurs, dont l’ancien président de BP, David Simon, Gerhard Cromme, de Thyssen-Krupp, et le grand actionnaire Albert Frere, avaient exigé que Suez réduise fortement sa dette et ses risques dans les marchés émergents. Suez est depuis longtemps impliqué dans la privatisation de la gestion de l’eau sur le plan international.

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