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Le jeu hasardeux des républicains au Congrès

La rédaction
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A la suite des révélations sur l’énorme affaire de blanchiment d’argent impliquant des réseaux russes et des banques occidentales, principalement la Bank of New York, le Congrès américain a ouvert une série d’auditions sur la politique russe du gouvernement Clinton. Les républicains ne cachent pas leur intention d’utiliser cette occasion pour affaiblir la Maison Blanche et les démocrates, et en particulier le vice-président Al Gore, l’un des trois précandidats présidentiels démocrates.

S’il est indéniable que ce dernier est pleinement impliqué dans la corruption Est-Ouest et le blanchiment d’argent sale, il ne faisait qu’opérer dans le cadre des structures mises en place par le gouvernement républicain de George Bush en 1991-1992 et avant.

Les auditions seront également utilisées par les dirigeants conservateurs pour promouvoir une politique néoconfrontationniste vis-à-vis de la Russie, cette dernière étant à nouveau présentée comme une grave menace à la sécurité des Etats- Unis, tout comme la Chine d’ailleurs.

Les auditions du Congrès commenceront le 21 septembre devant la Commission des relations internationales, suivies deux jours plus tard par celles de la Commission des relations extérieures du Sénat. En même temps, la Commission bancaire de la Chambre examinera à partir du 21 septembre le scandale de la Bank of New York, tandis que la Commission économique conjointe se penchera sur la politique du FMI, notamment en ce qui concerne la Russie.

Le président de la majorité à la Chambre, Dick Armey, a donné le ton en déclarant que la « corruption sans égal en Russie marque la fin de la politique inefficace du gouvernement Clinton-Gore vis-à-vis des réformes russes ». La Russie, pour lui, est devenue une « zone d’anarchie nucléarisée en banqueroute » et constituera une menace à la sécurité des Etats-Unis « pendant encore une génération ».

Le 14 septembre, Benjamin A. Gilman, président républicain de la Commission des relations internationales de la Chambre, est revenu sur l’affaire du Kosovo pour dénoncer la prise de l’aéroport de Pristina par les Russes, tout en accusant la Russie d’« espionnage contre les Etats-Unis », et a proposé de réduire le financement américain de la participation russe à la Station spatiale internationale. Quant à la Tchétchénie et au Daghestan, Gilman pense que la Russie tente « d’étrangler ses voisins nouvellement indépendants en fomentant des conflits ethniques et en manipulant leur approvisionnement en énergie. » En outre, Gilman et Armey ont annoncé une nouvelle initiative pour faire adopter par la Chambre une loi de non-prolifération en Iran, prévoyant des sanctions et un boycott international de ce pays ainsi que de la Russie qui lui fournit des technologies de missile. Cette loi obligerait le Président à communiquer au Congrès l’identité de toute personne étrangère ayant, d’après des informations crédibles, transféré en Iran des biens et services concernant les technologies nucléaires, à double-usage ou de missiles, ainsi qu’aux armes chimiques.

La Maison Blanche avait opposé son veto à cette loi l’an dernier. Toutefois, le New York Times du 15 septembre cite le sondeur d’opinion républicain Frank Lantz qui critique la stratégie suivie au Congrès pour exploiter le scandale bancaire russe. On pourrait ajouter qu’en s’en prenant au gouvernement Clinton sur la question russe, les républicains pourraient bien se tirer une balle dans le pied puisqu’au départ du scandale on trouve George Bush.

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