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« Le krach du logement : sans précédent depuis au moins 4 décennies »

La rédaction
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Différentes données économiques de ce mois d’août indiquent que la bulle du logement outre-Atlantique, qui servait à renflouer l’économie américaine et donc le système financier mondial depuis le krach de la « nouvelle économie » en 2000/2001, est sur le point d’éclater :

  • Les saisies hypothécaires en juillet ont augmenté de 18 % par rapport à juillet 2005 et de 5 % par rapport à juin 2006. Si l’Etat le plus durement frappé est, pour le troisième mois consécutif, le Colorado, où les confiscations ont augmenté de 55 % par rapport à 2005, cependant, plus de la moitié des saisies ont eu lieu chez les six géants - Texas, Floride, Californie, Michigan, Ohio et Illinois.
  • Les ventes de logements existants, qui représentent 85 % du marché immobilier, ont reculé de 11,2 % en juillet 2006 par rapport au même mois de l’année précédente, et de 4,1 % par rapport à juin 2006. Selon les données d’août 2006 de l’Association nationale des agents immobiliers, le prix moyen des logements a perdu 18 % dans l’Ouest par rapport à juillet 2005, 12,5 % dans le Nord-est et 10,1 % dans le Midwest sur la même période.
  • A Washington et autour, la chute a été brutale : moins 31 % en juillet 2006 par rapport à juillet 2005, atteignant 42 % dans le Loudoun County (Virginie) et 50 % dans le Prince William County (Maryland) sur la même période. Selon le Wall Street Journal du 23 août, les invendus résidentiels dans le nord de la Virginie ont augmenté de 147 % entre 2005 et 2006, tandis que le prix moyen des logements déclinait de 3,9 % par rapport au mois de juillet 2005.
  • Selon les chiffres du département du Commerce publiés le 16 août, dans tous les Etats-Unis, la construction de nouveaux logements a reculé entre juillet 2005 et juillet 2006 : moins 18,9 % dans le Nord-est, moins 16,6 % dans le Midwest, moins 13,9 % dans l’Ouest et moins 10,7 % dans le Sud. La situation est pire encore si l’on regarde les chiffres des maisons individuelles - moins 26,3 % dans le Nord-est, moins 25,8 % dans l’Ouest, moins 18,9 % dans le Midwest, moins 9,1 % dans le Sud.

Certains constructeurs et institutions hypothécaires commencent à ressentir les effets de cette déprime. Toll Brothers, qui construit des logements haut de gamme, a dû reconnaître que ses commandes avaient chuté de 48 % au cours des trois derniers mois - « un atterrissage dur ». Selon la société, le marché est confronté à une surabondance d’offres, la plus importante depuis 40 ans. Angelo Mozilo, directeur de Countrywide, le premier agent hypothécaire indépendant aux Etats-Unis a déclaré : « En 53 ans, je n’ai jamais observé d’atterrissage en douceur ; j’en conclus donc qu’avant que tout cela ne se calme, nous avons un bout de chemin à faire. Je dois préparer ma société à affronter le pire. »

Pour Nouriel Roubini, président de Roubini Global Economics et professeur d’économie à la Stern School of Business de l’université de New York, « la seule question que l’on se pose est de savoir si les conditions sur le marché du logement sont les pires depuis 40 ans ou depuis 53 years. »

Reprenant le point de vue qu’il avait déjà exprimé dans le Financial Times du 10 août , Roubini conclut : « La conclusion pure et simple de l’analyse ci-dessus est que le déclin sur le marché de l’immobilier est le pire depuis quatre ou cinq décennies : tous les indices, y compris le prix des logements, indiquent une chute libre. En soi, ce déclin suffirait à déclencher une récession aux Etats-Unis : son impact sur l’investissement réel dans la construction, sur la richesse, la consommation et l’emploi sera bien plus prononcé que le krach des valeurs technologiques qui provoqua la récession de 2001.

« En plus du krach de l’immobilier résidentiel, les consommateurs américains sont confrontés à des prix d’essence supérieurs à soixante-dix dollars, aux effets tardifs de la hausse des taux d’intérêt (...), au recul des salaires en termes réels, à une épargne négative, un taux d’endettement élevé et un service de la dette plus coûteux. »

Par conséquent, on se dirige vers « la grande récession de 2007 » qui aura des répercussions mondiales désastreuses. Stephen Roach, économiste principal de Morgan Stanley, se contente pour sa part d’énoncer cette vérité de La Palisse : « La bulle du logement américaine semble, enfin, sur le point d’éclater. »

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