Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le magazine Harper rompt avec Obama

La rédaction
visites
1458

18 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité)—Harper’s magazine, fondé en 1850, et plutôt proche de la gauche américaine, a rendu publique sa rupture avec Barack Obama et son administration, dans un éditorial de Roger D. Hodge, son rédacteur-en chef, a paraître dans le numéro de février 2010. Intitulé « La tromperie par l’espérance », (The Mendacity of Hope), l’éditorial est un réquisitoire contre un Obama, incapable de mettre en pratique une seule de ses promesses de campagne, un Obama qui a poursuivi les politiques de guerre permanente de l’ère Bush-Cheney, ainsi que celles de « l’exécutif unitaire », notion empruntée par l’ancienne administration à Carl Schmidt, le juriste attitré des Nazis. Voici quelques citations de cet article :

« Une année est passée et nous n’avons pas encore été délivrés. Certains croyaient que Barack Obama était venu rétablir la République, réorienter notre nation vers le droit chemin. Une nouvelle ère glorieuse de la politique américaine était à notre portée. Si seulement cela avait été vrai. Nous en avons tous un goût amer désormais.

« Obama avait promis de mettre fin à la guerre d’Irak, à la torture, il avait promis de fermer Guantanamo, la Constitution, de penser les plaies, laver nos pieds. Aucune de ces choses n’a eu lieu. En tant que président, à quelques exceptions près, Obama a adopté les pouvoirs de guerre inconstitutionnels de son prédécesseur, ou a laissé la porte ouverte pour leur adoption discrète à une date ultérieure… .

« Comme l’a souligné Maître Glenn Greenwald dans ses écrits pour Salon.com et d’autres publications, le droit n’a pas été rétabli mais perverti, ce qui avait été interdit, mais mis en pratique, la loi désormais le permet tout simplement. Les avocats d’Obama, s’inscrivant dans les précédents juridiques de l’ère Bush, peuvent prétendre agir de façon conforme à la loi ; la réalité est que les politiques infamantes continuent généralement comme avant. Pire, des arguties juridiques plus sophistiquées passent, alors qu’elles devraient donner des cauchemars à n’importe quel honnête homme. Nos tortionnaires, nos criminels de guerre, nos espions agissant dans l’illégalité, nos usurpateurs restent en liberté, en toute impunité. Les guerres choisies continuent et menacent de se répandre ; 30 000 soldats de plus se préparent « à finir leur emploi » dans ce cimetière d’Empires qu’est l’Afghanistan pendant que nos robots volant bombardent les villages dans les montagnes du Waziristan.

« Ceci, nous dit-on, est le progrès. Des admirateurs du Président adoptent désormais des actions qu’ils avaient auparavant dénoncées comme criminelles ; ils rationalisent, évitent ces questions ou tentent d’expliquer ce qui ne peut pas être excusé…

« Concédons que Barack Obama soit aussi intelligent que ses admirateurs le soulignent. Quelle preuve avons-nous qu’il soit aussi un virtuose de la morale ? Quelle preuve qu’il s’agisse de quelqu’un de bon, de sage et même d’un homme décent ? Oui, il peut être éloquent, mais l’éloquence n’est pas garantie de sagesse ou de vertu. Oui, il a une famille gentille ; mais elle évince la moralité de la vie privée. La morale publique requiert une action publique, mais tout indique qu’il a le caractère d’un politicien ordinaire dont l’ambition unique dans la vie a été celle d’atteindre le pouvoir ; rien dans la carrière de Barack Obama ne suggère qu’il s’engagerait jamais délibérément dans un chemin qui pourrait lui coûter l’élection.

« Son double langage absurde sur l’Afghanistan, où d’un côté il organise la montée en puissance de la guerre tout en promettant qu’une année plus tard commencera la transition vers l’Afghanisation, est une illustration parfaite de son attitude compulsive à biaiser sur toutes les questions.

« Nous pourrions aussi évoquer l’usine à gaz de la réforme de la santé, ou sa capitulation à Wall Street sur les questions économiques. Puisqu’Obama est un homme intelligent, il comprend surement le sens du mot « mendacity », ou tromperie par l’espérance.

« Ayant adopté et donné un caractère officiel aux pouvoirs de la force et de la fraude, associés auparavant à des gens comme John Yoo et Dick Cheney, Obama s’est lancé maintenant dans une course à la guerre qui invitera certainement d’autres abus de pouvoir. Sa survie politique dépend désormais d’un succès militaire dans un pays qui a déjà provoqué la défaite des stratégies les plus brutales de conquête de l’histoire. Obama s’est piégé lui-même, mais parce que c’est quelqu’un d’astucieux, il est fort probable que le ressort du piège tombera sur nous et non pas sur sa tête. Le style insidieux de gouvernement qu’il impose, appelle une opposition déterminée, plutôt que des désaccords polis, des excuses historiques fantaisistes ou encore des lamentations larmoyantes sur la tragédie de sa présidence. Les principes peuvent être sacrifiés sur l’autel des espoirs, pas seulement des craintes. »


A lire :


Contactez-nous !