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Le marché plonge, et la Fed intervient, encore une fois...

La rédaction
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En six jours, l’indice américain des « nouvelles technologies », le NASDAQ, a perdu 17 % de sa valeur, tombant le 13 novembre à moins de 2900 points, son niveau le plus bas depuis le 3 novembre 1999. Cela veut dire, en termes financiers, que plus de 1700 milliards de dollars sont partis en fumée par rapport à la crête de 5123 points atteinte en mars 2000, soit une chute de 44,3 % en huit mois. En termes réels, cette perte représente bien plus que le PIB de la France (quelque 1300 milliards de dollars en 1993).

Ces dernières années, au lieu de placer leur argent sur des comptes d’épargne traditionnels, de nombreuses familles américaines ont préféré investir en Bourse, surtout dans les actions du Nasdaq. Tout cela risque maintenant de disparaître.

Le 13 novembre, quand l’incertitude électorale américaine menaçait de provoquer une crise du dollar, en plus d’un effondrement boursier, la Réserve fédérale est venue à la rescousse. D’abord, elle a discrètement injecté trois milliards de dollars de liquidités dans le système bancaire, pour des accords de rachat à 28 jours. Puis, quelques minutes plus tard, elle injectait 2,71 autres milliards dans les fonds à 24 heures. C’était suffisant pour empêcher un effondrement complet du Nasdaq, mais pas pour le faire remonter au dessus du seuil psychologique des 3000 points.

Pour ces opérations, la Fed a fait appel à son « Equipe de protection contre les plongeons », un petit groupe qui, en plus de Greenspan et de Summers du Trésor, comprend quelques courtiers de Wall Street comme Goldman Sachs et quelques banques fidèles, comme J.P. Morgan ou Citigroup, dont le vice-président est l’ancien secrétaire au Trésor Robert Rubin.

Le lendemain, le 14 novembre, cette équipe est passée à la vitesse supérieure. vitesse de pointe le mardi 14 novembre. D’abord, en début de journée, la Fed a injecté deux milliards de dollars. Peu après, la grande prêtresse des marchés chez Goldman Sachs, Abby Cohen, a déclaré à la presse que la Bourse était sous-évaluée et devrait augmenter d’« au moins 15 % d’ici la fin de l’année ».

Depuis le krach boursier de 1987, on utilise Abby Cohen pour « prédire » un rebond à chaque fois que les marchés sont menacés de désintégration. Les spécialistes savent qu’une « prédiction » de ce type veut dire que Goldman Sachs et d’autres grands acteurs ont reçu l’ordre d’acheter ce jour-là, si bien qu’en général, une vague spéculative à l’achat s’ensuit. En outre, ce processus est accentué par les opérations sur produits dérivés ou les contrats à terme sur le Nasdaq et le Dow Jones. Ainsi, le 14 novembre lorsque, suite aux interventions coordonnées de la Fed et de Goldman Sachs, le Nasdaq a grimpé de 5,7 %, finissant la journée à plus de 3100 points.

Selon des initiés du marché, si la Fed et l’Equipe de protection contre les plongeons n’était pas intervenue, il y aurait eu une crise financière systémique totale, qui aurait déclenché une crise du dollar.

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