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Le médiateur de la République fustige « le manque de réponse politique face au ’burn out’ de la société »

La rédaction
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23 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – Dans un rapport officiel remis hier au gouvernement, le médiateur de la République, en la personne de Jean Paul Delevoye, entre en rupture avec le discours officiel en fustigeant non seulement la majorité mais aussi l’opposition.

Dans une interview sur France Inter hier, sans épargner les français « consommateurs de la République » , il a dénoncé le péril politique provoqué par la médiocrité de nos élites politiques : « La droite joue sur les peurs et la gauche sur les humiliations (…) aujourd’hui on veut gagner un électeur quitte a perdre un citoyen, émotion vs conviction ».

Dans son rapport publié la veille, il parle explicitement du «  manque de réponse politique face au ’burn out’ de la société », ce qui est l’un des déclencheurs fondamentaux des révoltes égyptiennes et tunisiennes, et déplore : « Les débats sont minés par les discours de posture et les causes à défendre noyées parmi les calculs électoraux (...) les ressorts citoyens sont usés par les comportements politiciens  ». Singulier paradoxe d’une démocratie qui se meurt pendant que nos soldats sont envoyés en Libye pour défendre la souveraineté du peuple...

Et Delevoye, qui est par ailleurs un élu UMP, condamne un Etat incapable «  d’analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence  » puisque par exemple, l’on supprime cette année 16 000 postes d’enseignants alors que l’enseignement public périclite. Depuis 2007, ce sont plus de 100 000 postes qui ont été supprimés dans le secteur public, si bien que la destruction du service public est généralisée : « (...) le service public ne porte plus son nom : Contacter les administrations est devenu compliqué (...) L’administration a perdu sa capacité à faire du sur-mesure pour les personnes en difficulté (...) les restrictions budgétaires, le manque de moyens et de personnel qui se traduisent par un service dégradé, plus complexe et moins accessible  ».

En même temps que l’économie, c’est l’ensemble du système politique qui se désintègre... c’est périlleux, comme on le voit avec la montée « sponsorisée » de l’extrême-droite et du populisme vert, mais c’est une occasion à saisir pour s’engouffrer dans la brèche laissée béante et donner un projet à la colère qui monte.


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