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Le message de Cheney à l’Europe

La rédaction
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Comme nous le rapportons ailleurs sur ce site, la campagne pour chasser le vice-président Dick Cheney du gouvernement américain a provoqué un changement de phase dans la campagne présidentielle de 2004. Les candidats présidentiels démocrates font désormais de Cheney une cible politique de premier plan, notamment pour avoir trompé le peuple américain et le Congrès sur la question des « armes de destruction massive » irakiennes. Face à ces pressions, Cheney s’est lancé dans une campagne frénétique de relations publiques. Dans le seul mois de janvier, il a donné plus d’interviews et prononcé plus de discours qu’au cours des six derniers mois.

C’est dans ce contexte que se situe sa tournée en Europe, du 23 au 28 janvier, où il a pris la parole au Forum annuel de Davos avant de se rendre à Rome et Vicenza-Anzio, en Italie. Les médias ont parlé d’« offensive de charme » de Cheney, mais ce qu’il avait à dire était tout sauf « charmant ». A part certaines modulations sémantiques, il a répété l’agenda néo-conservateur :

  • L’Amérique est « en guerre », et cette « guerre au terrorisme » et aux Etats voyous - « régimes despotiques haïssant l’Amérique, liés au terrorisme et prêts à acquérir des armes de destruction massives » - va continuer.
  • Dans cette « guerre », la dissuasion et l’endiguement sont dépassés, d’où la nécessité de passer à la guerre préemptive, qu’il nomme, par euphémisme, « stratégie de l’avant » pour « aller au devant de l’ennemi ».
  • La guerre d’Irak était entièrement justifiée, car le régime irakien « cultivait des liens avec la terreur » et menaçait le monde avec des ADM.
  • L’OTAN est vital et doit activement participer à la « guerre », notamment par une présence militaire en Irak.
  • Toute politique indépendante de sécurité et de défense de l’Union européenne est politiquement inacceptable.
  • L’administration Bush poursuivra vigoureusement la « transformation démocratique » du « grand Moyen-Orient », mais aucun progrès n’est possible dans le conflit israélo-palestinien tant que Yasser Arafat y tiendra un rôle.

Et comme pour mieux souligner ce message, Cheney a visité les bases aériennes et militaires situées en Italie. Selon certains analystes stratégiques en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, la junte de Cheney planifierait une nouvelle action militaire préemptive, par exemple contre la Syrie ou au Liban, avant les élections américaines. Ces avertissements sont apparus également dans le Jane’s Defense Weekly et la lettre du Réseau Voltaire.

On mesure aussi l’intérêt que Cheney porte aux affaires européennes dans une « interview » qu’il a accordée à de grands journaux européens à Rome : après 35 minutes de commentaires préparés à l’avance, il mit fin à son « interview » sans aucun débat.

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