Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le ministre italien de l’Economie défend le « néo-colbertisme »

La rédaction
visites
849
commentaire

Dans le contexte de l’aggravation de la crise économique et financière internationale, une nouvelle étape vient d’être franchie vers la révision du traité de Maastricht. Le ministre italien de l’Economie, Giulio Tremonti, a appelé à une politique économique « néo-colbertiste » et à l’arrêt des privatisations, tout en révélant que certaines chancelleries européennes travaillent sur un programme de « New Deal ».

Ces déclarations, reproduites dans La Stampa du 16 novembre, ont été reprises à la télévision le 21 novembre. Tremonti a commencé par un tour d’horizon sur l’état actuel de l’économie mondiale : « En quelques années, deux continents ont disparu. On n’a plus aucune nouvelle en provenance d’Afrique. L’Amérique du Sud oscille entre tentations autarciques et alliances internationales, des finances modernes combinées à des politiques archaïques. Les routes et les voies commerciales disparaissent. Sur les cartes, certaines routes sont indiquées avec cet avertissement : bandits. On voit réapparaître des zones interdites, on recommence à écrire, comme au Moyen Age : hic sunt leones. »

Tremonti a critiqué l’« utopie des privatisations » en Italie, qui n’a pas permis la création d’entreprises viables, mais s’est traduite, le plus souvent, par un changement de propriétaire et un endettement accru. Or, les entreprises qui sont restées dans le domaine public sont souvent en bonne santé. Concernant le déclin économique que connaît l’Italie, Tremonti a déclaré : « Nous pourrions même prendre la direction d’un nouveau New Deal, en nous servant de l’Etat. »

Le marché n’est pas une « idole », dit-il. Si, en Asie de l’Est, par exemple, « on produit pour une valeur 10 une soupape qui ici coûte 100, aucune compétition n’est possible, les réductions fiscales ne sont d’aucun secours. Nous devons intervenir. Autrefois, on aurait réagi en instaurant des droits de douane. Aujourd’hui, nous devons imposer des conditions de réciprocité. (...) Ces pays qui fabriquent des produits mais qui n’imposent pas de charges sociales à leurs producteurs, détruisent l’Europe. C’est une asymétrie que nous devons corriger, non pas pour nier, mais pour établir, des conditions de marché. »

La Stampa affirme que cette idée de « corrections du marché par l’Etat » a germé dans le contexte de contacts croissants entre le ministère italien de l’Economie et d’autres « chancelleries économiques » européennes. Tremonti mentionne alors « un Plan B », à l’étude au niveau international, qui ferait passer ce « New Deal » d’une phase d’étude à une phase d’interventions et de réformes, mais il a refusé d’en dire plus. « Nous avons les moyens culturels de corriger les asymétries du marché, de projeter, si nécessaire, un nouveau New Deal. (...) Nous voulons une dialectique de produits et de droits de douane, du néo-colbertisme, un New Deal, une correction des asymétries du marché. »

Contactez-nous !

Don rapide