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Le mythe de la « reprise » japonaise

La rédaction
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Depuis plus d’un an, les investisseurs d’Europe et des Etats-Unis se sont jetés sur le marché boursier japonais, croyant fermement au mythe que la dépression japonaise, qui dure depuis 9 ans, tirait à sa fin. Les flux de capitaux ont été si importants qu’ils ont fait monter le yen à un niveau largement incompatible avec la réalité. Ce mythe de la reprise japonaise commence enfin à flancher. Les éléments suivants l’expliquent :

  • Le Japon doit encore effectivement nettoyer des centaines de milliards de dollars de dettes bancaires irrecouvrables qui empêchent un redémarrage dynamique du crédit aux sociétés et aux ménages. Le 23 février, le bureau d’évaluation Standard & Poors a publié une estimation selon laquelle le gouvernement devra dépenser pas moins de 300 milliards de dollars de fonds supplémentaires pour achever la réorganisation du secteur bancaire.
  • Dix ans d’« incitations » fiscales pour les travaux publics ont abouti à la création d’une dette publique incontrôlable. Pourtant, les presque 1200 milliards de dollars dépensés en travaux publics sont restés presque sans effet sur la modernisation de l’économie. Ils ont presque essentiellement servi de soutien politique à des sociétés de BTP régionales liées au parti au pouvoir, le LDP. Aujourd’hui, la dette publique japonaise, y compris la dette municipale, s’élève à 5500 milliards de dollars, soit 130 % du PNB, un chiffre encore plus élevé qu’en Italie. Elle atteindra les 150 % du PNB au cours de la prochaine année fiscale. Le 15 février, le ministre des Finances Kichi Miyazawa a admis que le problème de la dette échappait à tout contrôle, déclarant qu’il ne pourrait plus y avoir de nouveaux programmes d’incitations fiscales supplémentaires une fois que ceux en cours se termineront en septembre.
  • Le 17 février, Moody’s Investor’ Services a annoncé qu’elle envisageait de revoir à la baisse son évaluation de la solvabilité de la dette du gouvernement japonais libellée en yens. Moody’s a noté qu’on ne sait pas encore « si le processus de réforme et de restructuration atteindra une masse critique suffisante pour entraîner l’économie du Japon sur la voie d’une plus grande croissance potentielle, sans laquelle la dette du secteur public japonais continuera à s’aggraver. »
  • Les faillites de sociétés japonaises se poursuivent et augmentent à un taux record. En 1999, beaucoup de petites sociétés ont été artificiellement maintenues en vie par l’injection de prêts gouvernementaux à bas taux d’intérêt, désormais taris. En décembre 1999, en conséquence de ce tarissement, les faillites de sociétés ont augmenté de 32,3 %. En janvier, la tendance s’est accélérée, les faillites augmentant de 43,7 % par rapport à 1999.
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