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Le « nouveau Bretton Woods » au Sénat italien

La rédaction
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Le 26 février, neuf sénateurs italiens ont introduit une motion appelant à un nouveau système de Bretton Woods, seule solution à la série de crises qui secouent le système financier mondial, caractérisée par la faillite argentine. Il s’agit d’Oskar Peterlini, Helga Thaler-Ausserhofer, [l’ancien Premier ministre] Giulio Andreotti, Alois Kofler, Mauro Betta, Renzo Michelini, Augusto Arduino, Claudio Rollandin, Francesco Salzano et Giuseppe Ruvolvo.

La motion des sénateurs est similaire au texte de la requête parlementaire précédemment déposée à la Chambre basse du Parlement italien par les députés Rizzo et Pistoni. Elle pourrait devenir loi en bonne et due forme après un débat dans l’hémicycle du Sénat.

Après avoir observé que les récentes crises financières, de la crise asiatique de 1997 à la crise argentine, ne « sont pas une série de cas isolés mais l’expression d’une crise affectant tout le système financier, caractérisé par une spéculation financière échappant à tout contrôle », la motion en rejette la responsabilité sur les politiques du Fonds monétaire international (FMI) et conclut par un programme de reconstruction en six points pour l’Argentine, que « diverses forces politiques, économiques, sociales et religieuses en Argentine ont placé au centre de la discussion. :

  1. Un découplage peso/dollar sans dévaluation ni aucune autre forme de dollarisation, une nouvelle monnaie de fait sans obligations envers le système actuel ;
  2. Des mesures de contrôle monétaire et des capitaux, comme celles qui, dans les années 50, ont permis de protéger la monnaie nationale ;
  3. La création d’une « banque nationale » qui émette des crédits à long terme et à bas taux d’intérêt pour étendre les investissements productifs dans l’industrie et l’agriculture, particulièrement dans les PME-PMI ;
  4. Le gel de toutes les dettes étrangères et l’ouverture d’une enquête sur la légitimité de la dette échue ;
  5. Créer une coordination de défense avec d’autres nations sur le continent [sud-américain], visant aussi à fonder un marché commun latino-américain.
  6. Réintroduire le principe inaliénable de la souveraineté nationale contre toute forme d’ingérence de la part des structures supranationales mondialisantes. »

Les sénateurs exhortent alors le gouvernement italien à soutenir « le processus de réappropriation de la souveraineté nationale, en formulant une politique économique » en Argentine et à appuyer de telles politiques au sein de l’Union européenne.

En ce qui concerne la crise financière internationale, la motion demande au gouvernement « de mettre en oeuvre à tous les niveaux l’exigence d’une révision du rôle et des politiques du FMI ; d’envisager de proposer la convocation d’une nouvelle conférence internationale, au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, semblable à celle qui fut tenue en 1944 à Bretton Woods, dans le but d’établir un nouveau système monétaire international et de prendre les mesures nécessaires pour éliminer les mécanismes qui ont mené à la création de la bulle spéculative et à la crise financière systémique actuelle, et aussi de commencer des programmes de reconstruction de l’économie mondiale ».

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