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Le nouveau ministre de la Justice américain, défenseur de la torture

La rédaction
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Alberto Gonzalez, conseiller juridique de la Maison-Blanche, a été désigné le 9 novembre pour remplacer John Ashcroft, ministre de la Justice démissionnaire. Or ce Gonzalez, qui était également conseiller juridique de George W. Bush alors qu’il était gouverneur du Texas, a joué un rôle crucial dans la décision du gouvernement américain d’abandonner les Conventions de Genève et d’autoriser la torture de prisonniers capturés dans le cadre de la « guerre au terrorisme ». Cette infâme politique a ensuite été appliquée dans la prison d’Abou Graib en Irak et dans le centre de détention des « combattants ennemis », à Guantanamo.

Le 25 janvier 2002, Gonzalez avait soumis au président un mémorandum rédigé par David Addington, conseiller juridique du vice-président Cheney, lui demandant de déclarer la non applicabilité des Conventions de Genève aux prisonniers Talibans ou d’Al-Qaida, ces conventions étant qualifiées d’« obsolètes » et de « surannées ». Selon Colin Powell, l’approche proposée par Gonzalez reviendrait à « renverser un siècle de politique et de pratique des Etats-Unis » et « minerait les protections offertes par l’état de droit à nos troupes ». Elle aurait « un prix élevé en termes de réactions internationales négatives, avec des conséquences adverses immédiates pour la conduite de notre politique étrangère. »

Rappelons qu’en tant que gouverneur du Texas, George Bush détient le record des exécutions capitales, comprenant des cas où la culpabilité du prisonnier condamné soulevait de très sérieux doutes. Gonzales a préparé pour le gouverneur Bush 57 mémorandums confidentiels sur des prisonniers à exécuter - les lui soumettant le plus souvent le matin même de l’exécution. En général, ces mémos ne mentionnaient même pas les circonstances susceptibles de mettre en doute la condamnation du prisonnier. La revue Altantic Monthly de juillet-août 2003 écrivait : « Gonzales a manqué de manière répétée d’informer le gouverneur des questions fondamentales concernant les cas à examiner : un avocat inefficace, un conflit d’intérêt, des éléments de preuve atténuants, voire même des preuves d’innocence . »

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