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Le « nouvel empire » vu par l’équipe de Blair

La rédaction
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Le bureau du Premier ministre britannique et le Foreign Office (BFO) ont lancé une campagne publique pour placer la Grande-Bretagne à la tête d’un nouvel « empire » mondial anglo-américain. L’un des principaux porte-parole de cette campagne néo-impériale est le diplomate Robert Cooper, le gourou de Tony Blair en matière de politique étrangère. A partir de la mi-octobre, Cooper a été détaché au BFO en tant que coordinateur extraordinaire de toute la politique britannique relative à la guerre en Afghanistan et à la « guerre contre le terrorisme ».

Cooper écrit dans l’édition d’octobre de Prospect : « L’empire, c’est l’histoire. Tout ce que nous savons de l’histoire, depuis Sumer jusqu’à Babylone, l’Egypte, l’empire assyrien, jusqu’à la Perse, la Grèce, Rome, Byzance, les dynasties chinoises, l’empire carolingien, le Saint empire romain, l’empire mongol, l’empire des Habsbourg, les empires espagnol, portugais, britannique, français, hollandais et allemand et jusqu’à l’empire soviétique, ainsi que tous ceux, nombreux, que nous avons oubliés, tout cela suggère que l’histoire du monde est l’histoire de l’empire. »

Et plus loin : « Par rapport à l’empire, l’Etat-nation est un concept nouveau ; le petit Etat a commencé à émerger avec la Renaissance et la nation ne devint un important facteur politique qu’au XIXème siècle. Depuis lors, l’Etat-nation a été esssentiellement restreint à une partie limitée du globe -comme par hasard, la partie la plus dynamique. La non existence d’un empire est, cependant, sans précédent historique. Reste à savoir si cela peut durer. Il y a des raisons à la fois théoriques et pratiques de penser que non », parce qu’il existe « un problème pratique dans un monde d’Etats-nations ».

Selon M. Cooper, « toutes les conditions semblent réunies pour un nouvel impérialisme. Certains pays ont besoin de force extérieure pour créer la stabilité (récemment, lors d’un rassemblement en Sierra Leone, on a appelé au retour de la gouvernance britannique). (...) Un système dans lequel les forts protègent les faibles, où ceux qui sont efficaces et bien gouvernés exportent la stabilité et la liberté, où le monde est ouvert à l’investissement et à la croissance - tout cela semble éminemment désirable. »

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