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Le « pacte faustien » vu par un responsable du FMI

La rédaction
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Le nouveau Rapport sur la stabilité financière globale, établi par le Fonds monétaire international, a été présenté le 11 avril à Londres par Gerd Haüsler, directeur de son département des marchés de capitaux. Lors d’une conférence de presse dans les locaux de la Banque d’Angleterre, ce dernier a annoncé que pour des « raisons familiales », il allait quitter le poste qu’il occupe depuis cinq ans.

Estimant que la perspective à court terme n’était pas trop mauvaise, Haüsler a ensuite énuméré les risques potentiels, notamment le surendettement de certaines sociétés à cause des rachats à effet de levier, des changements dans le cycle de crédit sur les marchés du logement et hypothécaires, le risque d’un « ajustement désordonné des déséquilibres globaux » et le « marché des dérivés de crédit ». Il a ensuite tenu ces propos pour le moins inhabituels :

« Laissez-moi conclure ma déclaration d’ouverture avec un commentaire presque philosophique quant aux marchés modernes de capitaux. Il y a un an, notre [rapport] GFSR qualifiait les ménages privés d’"amortisseur de dernier ressort" » - signifiant que d’une manière ou d’une autre, les marchés financiers sont aujourd’hui soutenus par le fait qu’un nombre grandissant de ménages investissent leur épargne dans divers actifs financiers. Or, souvent, ils ne savent pas grand-chose des risques encourus. « Si leurs attentes, explicites ou seulement implicites, ne sont pas satisfaites, leur mécontentement et leur déception risquent de devenir un handicap politique pour les autorités, les amenant à soutenir des marchés considérés comme "trop importants pour tomber". »

« Venant de la culture de Goethe, une telle situation a un élément de pacte avec le diable : le secteur des ménages est invité à participer à la recherche du profit. (...) Mais la "face cachée" d’un tel pacte doit aussi être incluse dans le partage des risques ; visible seulement lorsque les prix des actifs commencent à chuter et que Méphistophélès réclame la satisfaction de son côté de l’accord. ». Il s’agit d’un champ de mines de conflits d’intérêt potentiels, ou pire, qui risquent de discréditer un système financier basé sur le marché et le capitalisme. « Un faible niveau de culture financière, aggravé par une prise de risque excessive, constitue un cocktail politique explosif. »

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