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Le parcours douteux de Barack Obama

La rédaction
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31 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) -
La victoire du sénateur de l’Illinois, Barack Obama dans la primaire démocrate de Caroline du Sud, ainsi que le fait que John Edwards, le troisième candidat, ait décidé de jeter l’éponge après une quatrième défaite, font que la course à l’investiture se jouera désormais entre lui et Hillary Clinton.
Au fur et à mesure que la course devient serrée, cependant, les aspects les plus controversés de la carrière politique de Barack Obama apparaissent au grand jour. Les enquêtes se focalisent actuellement sur les relations qu’il a pu entretenir avec un homme d’affaire véreux, Tony Rezko, qui a été affublé récemment par Hillary Clinton du sobriquet « roi des taudis » car il a fait fortune sur le dos des pauvres, en construisant des logements « sociaux », engrangeant au passage moult pots de vins et dessous de tables.

Le 24 janvier dernier, CNN révélait, au niveau national, ce que les médias de Chicago savaient depuis belle lurette : Rezko sera jugé le 25 février dans deux cas séparés d’extorsion, blanchiment d’argent sale et fraude. Or, tout le monde sait dans l’Illinois que c’est grâce aux contributions financières de Rezko que Obama a pu lancer sa carrière politique, même si aujourd’hui, sous les projecteurs des médias, il a reversé ce qu’il avait gagné dans ces activités lucratives à des associations charitables.

Le reportage de CNN montrait des images de logements sociaux construits par Rezko avec des fonds publics obtenus grâce au lobbying d’Obama. Selon le Chicago Sun Times (juin 2007), en 1997 Obama avait écrit des lettes à des élus locaux et d’Etat, les incitant à soutenir un projet de construction de logements sociaux pour retraités, géré par Rezko et son partenaire Allison Davis. Plus de 14 millions de dollars d’argent public ont été ainsi rassemblés, dont 885.000 ont été empochés par Rezko et Davis. Selon la même source, ce complexe de logements devait à l’origine être géré par un partenaire de longue date de Davis, William Moorehead. Mais celui-ci a été envoyé en prison en 2007, accusé d’avoir détourné un million de dollars sur les projets sociaux qu’il gérait, y compris ceux qu’il gérait avec Allison Davis.
Le 21 décembre 2007, l’avocat général des Etats-Unis, Patrick Fitzgerald, chargé d’instruire le procès de Rezco, a accusé l’homme d’affaires d’avoir donné 10.000 dollars à un « candidat politique », provenant des dessous de table tirés du système de retraite des enseignants de l’Illinois,. Le fait que Fitzgerald n’ait pas mentionné le nom de ce candidat n’a fait que redoubler les rumeurs sur la culpabilité d’Obama, car, à cette époque, Rezko faisait partie du comité de financement de la campagne d’Obama pour le Sénat des Etats-Unis.

Comment fonctionnaient Rezko et ses acolytes ? Ayant levé près d’un demi-million de dollars pour la campagne du gouverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, Tony Rezko a obtenu de lui qu’il nomme certains de ses proches, dont Stuart Levin, aujourd’hui inculpé, à la Caisse de retraite des enseignants de l’Etat. En même temps, Rezko a fait embaucher Allison Davis à la Commission des investissements de l’Etat de l’Illinois qui gère des milliards de fonds de retraite. Bien que Davis ne soit pas inquiété pour le moment, les agents fédéraux feraient pression pour qu’une investigation soit ouverte à son encontre.

C’est en 1990 que Barack Obama, frais émoulu de la faculté de Droit de Harvard a eu un entretien d’embauche avec Tony Rezko. Mais, c’est au cabinet d’avocat d’Allison Davis (Davis Miner Barnhill and Galland) qui a représenté les intérêts de Rezko pendant de longues années qu’Obama a été embauché. Davis est devenu ainsi le partenaire financier de Rezco dans des projets d’aménagement des ghettos qui étaient ensuite appuyés par le sénateur de l’Etat, Barak Obama.

L’Université de Chicago et le Chicago Board of Trade

Mais Obama est aussi soutenu par des milieux de l’oligarchie financière anglaise qui exercent une influence sur l’Université de Chicago et sur le Chicago Board of Trade, la fameuse bourse de matières premières qui fait et défait les prix des denrées au niveau international.
On a susurré ici ou là qu’Obama avait l’appui de la « mafia de Hyde Park », un groupe d’universitaires de Chicago, et que c’était des « blancs » qui s’agitaient pour promouvoir sa carrière politique. Sénateur de l’Etat et professeur à l’université de Chicago, Obama a eu du mal à s’imposer dans sa circonscription pourtant composée à 65% d’afro-américains bien qu’elle incluait le district « blanc » de Hyde Park où il est lui-même né. A cette époque, la communauté noire était très défavorable à Obama qui se battait contre Rush, un ancien Black Panthers qui l’a battu 61% contre 30% dans la primaire démocrate.
Cette mafia de Hyde Park est à l’origine d’une campagne menée par l’Université de Chicago en faveur des réformes scolaires, inspirées de celles de la Fondation Ford et des efforts similaires en Grande Bretagne, dont l’objectif était surtout d’enfermer la population dans des conflits aux enjeux locaux sans solution. William Allison Davis, le père du patron d’Obama, Allison Davis, avait été professeur au département d’éducation de l’Université de Chicago où il avait obtenu le prix « John Dewey » pour son travail entre 1942 et 1978. Bien qu’il ait milité pour les droits civiques, il avait été aussi très actif au service des éléments de l’élite financière de Londres et de Wall Street qui exerçaient une influence certaine dans la communauté afro-américaine. Son parrain à l’Université de Chicago était l’anthropologue W. Lloyd Warner, organisateur d’un mouvement de « relations humaines » pour le compte de l’Institut Tavistock de Londres, spécialisé dans la guerre psychologique en Angleterre. Il était aussi amplement financé par la famille Rockefeller qui a financé une bonne part de la carrière de William Allisson Davis, allant jusqu’à lui permettre d’étudier auprès de l’éugeniste anglais, Julian Huxley à Londres !

L’Université de Chicago avait inspiré les croisades dans les ghettos menées par Saul Alinsky qu’Obama avait rejoint comme activiste rémunéré dans les années 1980. Dans ce contexte, Obama incitait les résidents à se battre exclusivement sur des problèmes locaux, alors que, par ailleurs, le reste de la nation sombrait dans la « révolution conservatrice ».

Après avoir obtenu son diplôme à Harvard, Obama est retourné à Chicago dans les années 1990. Il y a rencontré sa femme Michelle qui était alors associée au cabinet d’avocats Sidley Austin, qui défendait les intérêts des spéculateurs du Chicago Board of Trade. A partir de 1996, elle est devenue une responsable de haut niveau à l’Université de Chicago, accédant au poste de vice-présidente en charge de la communauté et des affaires extérieures pour les hôpitaux de l’Université de Chicago. Son mari a été lui aussi un employé de l’Université à partir de 1993 et jusqu’à son élection de sénateur en 2004.

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