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Le pire effondrement industriel depuis 1945

La rédaction
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Alors que les médias américains restent fixés sur la guerre en Afghanistan et la peur de l’anthrax, la crise économique et financière s’accentue de jour en jour. Le 16 octobre, la Réserve fédérale a rapporté que la production industrielle des Etats-Unis avait diminué de 1 % en septembre, soit douze mois de déclin consécutifs, ce qui n’était pas arrivé depuis 1945. Cette contraction continue bien que Greenspan, le président de la Fed, ait par neuf fois réduit les taux d’intérêts. La crise affecte particulièrement certaines des entreprises industrielles les plus réputées, comme Polaroïd et Bethlehem Steel, leur faillite ayant un impact psychologique comparable à celle de Swissair.

Depuis septembre 2000, l’indice de la production industrielle a chuté de 5,8 %. Mais il faut faire une remarque importante au sujet de cet indice : l’indice de production manufacturière, qui représente jusqu’à 87,4 % de celui de la production industrielle a, quant à lui, chuté de 6,7 %. La base manufacturière se désintègre, depuis les biens de production comme la machine-outil, jusqu’aux biens intermédiaires comme les métaux primaires (acier, cuivre, etc.) et aux biens de consommation comme les vêtements. En outre, au cours du troisième trimestre, on a assisté à une intensification de cette dégradation par rapport au deuxième trimestre : chute de 24,8 % de la production de semi-conducteurs ; chute de 15,9 % de la machine-outil ; chute de 16,6 % des produits textiles, etc.

En fait, la méthode de calcul statistique de la Fed utilisée pour établir l’indice de production industrielle est frauduleuse. Par exemple, on utilise le « mouvement d’ajustement de qualité » qui calcule les « accroissements » de production basés sur les « améliorations qualitatives ». Sans ces tricheries statistiques, l’EIR estime que la chute de la production industrielle serait plus proche des 9 %. Si l’on tenait compte du taux de dégradation de l’infrastructure, on s’apercevrait que la désintégration industrielle est encore plus alarmante.

En septembre, les dépenses de consommation ont diminué de 2,4 %, ce qui signifie une croissance négative de l’économie américaine au cours du quatrième trimestre. Les diverses mesures pour « stimuler » l’économie au cours des derniers mois n’ont aucun effet car de plus en plus d’Américains pensent, à juste titre, qu’ils vont perdre leur emploi dans un avenir proche. Rien que le 16 octobre, on annonçait que10 000 emplois allaient être supprimés dans la compagnie de télécommunications Sprint, 1100 dans l’entreprise aérospatiale TRW, 3000 chez le constructeur informatique Unisys et 5000 chez United Technologies qui produit les moteurs d’avion Pratt & Whitneys, soit 3 % de sa main-d’œuvre.

Particulièrement symbolique a été la mise en règlement judiciaire de la troisième entreprise sidérurgique américaine, Bethlehem Steel. Cette compagnie, créée en 1857, avait notamment produit l’acier équipant le Golden Gate Bridge. C’était également le plus grand constructeur de navires pendant la Deuxième Guerre mondiale et elle avait fourni de l’acier pour le premier porte-avion américain. Bethlehem est la 28ème entreprise sidérurgique à faire faillite depuis 1998. Après avoir dû vendre ces derniers mois des actifs pour générer des liquidités, Bethlehem se retrouvait avec 4,5 milliards de dollars de dettes pour 4,2 milliards d’actifs. Suite à cette procédure de faillite, elle a reçu un prêt de 450 millions de la part de l’unité GE Capital de General Electric pour continuer à fonctionner tout en procédant à des restructurations, ou jusqu’à ce qu’elle trouve un partenaire pour le rachat. Leo Gerard, président du syndicat United Steel Workers of America, a déclaré : « Il ne faut pas être grand clerc pour voir que si Washington n’intervient pas dès maintenant, une industrie cruciale pour la sécurité de l’Amérique sera saignée à mort . »

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