Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le plan de Paulson pour renflouer la bulle immobilière

La rédaction
visites
1230
commentaire

5 décembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Dans son intervention au « Second forum annuel de la Maison Blanche sur le logement », le 3 décembre dernier, le Secrétaire au Trésor, Henry Paulson, en plein déni de réalité, n’a pas hésité à proférer des insanités telles que le fait que l’économie américaine est « fondamentalement saine », « robuste » et « en pleine croissance » ; que « l’inflation est sous contrôle, et que la création d’emplois et les salaires sont en forte augmentation ! Pour compléter ce tableau idyllique, il a souligné combien les profits des entreprises sont globalement sains.

Seule la crise immobilière constitue un problème pour Paulson qui a néanmoins donné instructions au Congrès de ne pas prendre de mesures, autres que les plus minimes, pour faire face à la saisie des logements qui frappe les centaines de milliers de citoyens dans l’incapacité de rembourser leurs hypothèques à risques (subprimes). Le Secrétaire du Trésor a insisté que la solution viendra « prochainement » du Trésor, des grandes banques ainsi que du Forum américain de la titrisation (Wall Street).

Les solutions envisagées cependant sont tout à fait minimalistes ; elles ne concernent que les citoyens considérés comme « solvables » et ne tiennent pas du tout compte de ceux dont les logements ont déjà été saisis. Or, juste en octobre, 225 000 ménages ont été frappés par des mesures de saisie et 50 000 d’entre eux ont été effectivement saisis. Les mesures en gestation s’articuleraient autour de trois axes :

1) faire pression sur les banques pour qu’elles établissent des critères communs à l’ensemble du secteur. La Maison Blanche fait pression sur les banques pour qu’elles renoncent aux hausses de taux prévues sur les prêts consentis à des emprunteurs fragiles. "Nous sommes déterminés à réunir ces différents groupes, et à mettre au point un éventail de critères qui seront appliquées dans tout le secteur, depuis la plus large entreprise de prêts immobiliers jusqu’au plus petit prestataire de services", a déclaré M. Paulson. Mais, de son propre aveu, les efforts visent essentiellement les ménages "ayant des revenus stables et un historique de remboursement à peu près convenable, qui pouvaient supporter les taux d’emprunts lorsqu’ils étaient assez bas dans leur phase initiale, mais qui ne peuvent plus honorer les taux une fois qu’ils sont ajustés à la hausse ».

2) Le Trésor compte intensifier ensuite les efforts de conseil auprès des propriétaires menacés, notamment en ouvrant une « hot line » au niveau national pour qu’ils puissent être assistés par des conseillers en hypothèques.

3) Enfin, Paulson a beaucoup insisté sur la possibilité pour les Etats d’émettre des obligations exemptés d’impôts, dont les recettes pourraient servir à aider les ménages lors des refinancements hypothécaires, bien que dans le Ohio, New York, Pennsylvania, et autres états où elles ont été adoptées, elles n’aient pas permis de renflouer plus d’une centaine de ménages.

Réagissant à ces mesures, l’économiste et démocrate américain, Lyndon Larouche, a dénoncé la transformation de Paulson en « Alan Greenspan II », donnant des ordres et annonçant des initiatives frauduleuses visant surtout à gonfler la Bourse, se substituant ainsi au Président de la Réserve Fédérale, Bernanke, qui n’est pas en mesure de prendre des mesures « dures ». Pire que tout, Paulson traite la crise immobilière comme une chose en soi, et non pas comme un élément d’une crise globale du système.

Contactez-nous !

Don rapide