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Le plan logement d’Obama : une histoire à dormir dehors

La rédaction
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4 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) — Le New York Times du 2 janvier consacre sa une à la situation calamiteuse du logement aux Etats-Unis. Le plan Obama, supposé mettre fin au cauchemar humain et financier, n’a pas seulement échoué mais accéléré l’effondrement du prix des logements au point de « provoquer une nouvelle récession ». Bien que le langage décrivant cette crise reste poli, le fait que le quotidien new-yorkais s’en prenne à Obama est peut-être le signal qu’une partie des élites économiques se retourne contre lui. La crise est telle, que certains économistes semblent penser que pour faire changer Obama de politique, on aurait intérêt à le mettre sous tutelle d’adulte.

L’article reprend ensuite les chiffres incroyables de Economy.com. Le nombre total de logements perdus, à cause des reprises ou abandons de contrats, des ventes à prix cassés et les évictions, atteint 1,7 million en 2008, 2 millions en 2009 et quelque 2,4 millions de pertes anticipées pour l’année qui commence. A la fin de 2010, cela représentera donc 6,1 millions de logements, c’est-à-dire la perte d’un huitième de tous les logements vendus via le crédit hypothécaire ! C’est l’équivalent d’une perte de 6000 logements par jour pendant trois ans !

Les économistes Mark Zandi de Moody’s et Kevin Katari de Watershed Asset Management sont cités dans l’article disant que « Dès son lancement, le plan Obama a été critiqué pour avoir fait l’impasse sur toute mesure obligeant les banques de déprécier la valeur du crédit hypothécaire dans leurs bilans » « Les banques profitent des facilités temporaires consenties pour les prêts par le plan Obama afin de justifier le maintien de ces valeurs dans leurs comptes ». Voilà ce qui est bien vrai.

L’économiste de gauche Dean Baker s’accorde avec ce que le mouvement d’action politique de Lyndon LaRouche, le LPAC, affirme depuis 18 mois : Obama a relevé le plafond du renflouement de Fannie Mae et Freddie Mac qui passe de 400 milliards de dollars à l’infini. « Pourtant, il est quasiment inimaginable que Fannie et Freddie puissent avoir des pertes de plus de 400 milliards », s’interroge Baker. « Et cela pose la question : quelle est l’activité réelle de ces deux géants du crédit hypothécaire ? Ce que je soupçonne, c’est qu’il pourrait s’agir d’un TARP (plan de renflouement bancaire par l’Etat) déguisé. En effet, Fannie et Freddie sont peut-être en train de racheter aux banques leurs titres toxiques, une activité dont pourtant le TARP était chargé. Pour les racheter, ils doivent dépenser beaucoup trop d’argent et se retrouver dans le rouge. Donc il pourrait s’agir d’un autre cadeau énorme fait aux banques ».

Rien qu’en 2009, la Réserve fédérale (Fed) a acheté 1111 milliards de MBS (titres adossés à du crédit hypothécaire), ce qui représente 90% de tous les MBS émis par les banques. La Fed les a achetés essentiellement des banques. Ces titres toxiques figuraient depuis 2006-2007 dans les bilans des banques et la Fed les a achetés au prix du « marché », c’est-à-dire le prix artificiel imposé par les banques.

Il est temps d’en finir avec le « modèle » de « banque universelle » et de réorganiser la faillite du système selon les critères définis par la Loi Glass-Steagall. Comme le souligne LaRouche, cette loi, adoptée en 1933 par Franklin Delano Roosevelt, n’est que la mise en œuvre des principes de banque nationale élaborés par le premier Secrétaire au trésor Alexander Hamilton et inscrits dans la Constitution américaine. Les renflouements frauduleux doivent être immédiatement annulés, permettant aux banques honnêtes de retrouver un rôle utile à l’économie réelle.


Signez : notre pétition pour la création d’un Commission d’enquête parlementaire "Pecora" sur la crise financière

Article : La Loi Glass-Steagall, comment FDR remit les banquiers à leur place


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