Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le plan secret du ministre des Finances allemand est « made in Bruxelles »

La rédaction
visites
1497

26 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Afin de contourner la Constitution allemande lors du prochain vote sur l’extension des prérogatives du fonds européen de renflouement (FESF), Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances, avait envoyé dimanche un « rapport secret » à cinq parlementaires clés. Après que le rapport eut fuité dans la presse mercredi, le ministère des Finances allemand n’a pas trouvé mieux pour aggraver son cas que de dire la vérité : il émane de Bruxelles ! Le gouvernement reconnaît donc qu’il n’est qu’une courroie de transmission aux ordres de l’oligarchie financière qui entend faire payer aux citoyens sa dette pourrie. Cela montre aussi les méthodes dictatoriales que les bureaucrates européens sont prêts à utiliser pour servir la finance plutôt que les peuples.

Attaqué de toute part, le ministère des Finances allemand a donc rétorqué que les 41 pages (en anglais) classées « confidentiel » de l’accord-cadre sur l’extension des prérogatives du FESF, ne seraient que le brouillon « transmis » depuis Bruxelles en vue de l’adoption du plan de renflouement européen décidé au sommet du 21 juillet. Mais s’il faut, pour valider ce plan, contourner le Parlement allemand, cela doit aussi être le cas pour les autres pays.

La colère contre le gouvernement Merkel est d’autant plus grande que les députés de la majorité avait rencontré mardi soir la Chancelière et le ministre afin d’obtenir des explications sur les décisions de l’UE du 21 juillet !

De nombreux députés de la CDU/CSU pensent maintenant certainement comme Philip Missfelder, chef de la Junge Union et porte-parole pour la politique extérieure de la CDU/CSU : « J’étais très étonné lorsque j’ai lu cela hier et j’approuve le président du parlement lorsqu’il dit que nous n’avons besoin d’aucun conseil secret… Je n’en ai pas eu connaissance [du rapport secret]. J’ai écouté très attentivement ce que Wolfgang Schäuble a dit [mardi soir] et je ne me rappelle pas qu’il ait dit quoi que ce soit à ce propos. J’ai été très étonné que ce document ait été transmis à cinq députés du parlement allemand, alors que notre groupe lui-même ne l’a pas reçu… Cela a été très troublant pour les gens. Comment voulez-vous que nous expliquions aux gens dans nos circonscriptions que les choses se sont à ce point aggravées dans notre pays, par rapport à ce qu’on est en droit d’attendre ou d’espérer. »

Merkel doit aussi faire face à son président, Christian Wulff, qui a condamné la politique de renflouement menée par la BCE depuis le 21 juillet ; et même Helmut Kohl, son mentor, vient de la lâcher en condamnant publiquement sa politique. Même le quotidien conservateur-libéral FAZ a souligné à cette occasion que la Cour constitutionnelle allemande, qui doit se prononcer le 7 septembre sur la légalité des renflouements européens, avait déjà désavoué le gouvernement en 2009, suite à la ratification expéditive du traité de Lisbonne, en affirmant que seul le peuple, directement, avait le pouvoir de décréter des abandons de souveraineté en faveur de Bruxelles et de tout corps supranational.

La résistance en Allemagne est extrêmement importante : elle peut mettre en échec les plans de renflouement européens ; mais sans organiser la faillite des banques, qui sont les véritables destinataires de ces fonds de renflouement, le fascisme financier prévaudra quand même. Il est temps d’agir avant que les Constitutions des républiques souveraines ne soient définitivement jetées à la poubelle de l’histoire.

Contactez-nous !