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Le « plongeon final » des marchés financiers

La rédaction
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De mars 2000 à août 2002, près de 16 000 milliards de dollars de titres se sont évaporés sur les marchés financiers internationaux, dont la moitié aux Etats-Unis. La principale raison pour laquelle le cours des actions a continué à baisser, c’est que les investisseurs se sont rendu compte que les injections de liquidités, les « interventions » sur les marchés et les dépenses de défense n’ont pas stabilisé l’économie américaine et le système financier. Cette prise de conscience de l’échec de la « gestion de crise » traditionnelle est devenue, à son tour, un facteur clé dans la décision de l’administration Bush de partir en guerre contre l’Irak dès que l’on trouvera un prétexte.

Cependant, loin de « stabiliser » les marchés financiers et l’économie, cette course à la guerre poussera vraisemblablement l’économie mondiale et les marchés financiers dans le gouffre. A Wall Street, le mois de septembre a débuté avec la plus forte chute boursière en un jour depuis la réouverture des marchés après le 11 septembre 2001. En Allemagne, le DAX a chuté de plus de 9 % au cours des deux premiers jours de cotation en septembre, tandis que le Nemax atteignait un plancher et que le Nikkei japonais descendait à ses cours les plus bas en dix-neuf ans. Entre-temps, les préparatifs de guerre américains ont hissé le prix du pétrole brut au-dessus de 30 dollars, soit une augmentation de 9 % au cours des premières semaines de septembre.

Selon une source de la City de Londres, le système financier international va être secoué par d’autres « chocs importants », en particulier dans le secteur bancaire. La banque japonaise Mizuho, la plus grande du monde en termes d’actifs, a perdu tellement de capitaux propres à cause du marasme boursier, qu’elle a dû vendre d’urgence des avoirs européens et américains afin de rapatrier des capitaux au Japon. Aux Etats-Unis, la recommandation faite par Prudential Securities de vendre les actions de Citigroup braque les projecteurs sur les énormes risques encourus par le système bancaire américain. Cette source concluait : « Le monde financier vit actuellement au jour le jour. Nous nous préparons probablement pour le plongeon final . »

Pour ce qui est de l’économie américaine, l’Institute for Supply Management (ISM) a publié début septembre des statistiques décevantes sur les secteurs manufacturier et des services, mettant en lumière la poursuite de la baisse des nouvelles commandes. Selon le département du Commerce, la valeur de ce que l’on appelle le « bâtiment industriel » (c’est-à-dire la construction d’installations industrielles) est passée de 30,2 milliards de dollars en juillet 2001 à 15,5 milliards un an après, soit une baisse de 48,8 %. C’est le niveau le plus faible dans ce secteur depuis 1978.

L’annonce par le département du Travail d’une diminution de 0,2 % du taux de chômage officiel (5,9 % en juillet et 5,7 % en août) a été contrebalancée par celle indiquant que les nouveaux bénéficiaires de l’allocation chômage avaient de nouveau franchi la barre des 400 000. Août 2002 a marqué le vingt-quatrième mois consécutif de déclin dans l’emploi industriel. Depuis août 2000, 1,872 millions d’emplois industriels ont disparu de l’économie américaine.

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