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« Le plus grand désastre stratégique de l’histoire américaine »

La rédaction
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Le colonel (cr) Tim Collins, un officier britannique de renom, vient de lancer une sévère mise en garde à propos de la situation désastreuse en Irak. Dans le Sunday Telegraph du 18 septembre 2005, il a dénoncé « l’incompétence et le manque de direction » des dirigeants politiques britanniques, qui ont créé le risque que « nous subissions une défaite décisive sur le terrain. Nous pourrions être complètement dépassés. L’Armée risque d’être chassée au-delà de la frontière avec l’Iran. » Il demande donc à Tony Blair de reconnaître sa responsabilité et d’agir en conséquence.

Le conservateur Malcom Rifkind, ancien ministre des Affaires étrangères, est allé encore plus loin lors de la convention du Parti conservateur à Blackpool. Bush, dit-il, en voulant apporter la démocratie au Moyen-Orient à court et moyen termes, « a transformé l’Irak, qui était un problème majeur, en une gigantesque crise. C’est le plus grand désastre de politique étrangère depuis Suez ».

Des officiers américains de retour d’Irak ont déclaré que la situation était « pire qu’au Vietnam ou que pendant la guerre d’Algérie menée par les Français ». Ils font remarquer que les deux principales routes de sortie, l’une vers la Jordanie, l’autre vers le Koweït, sont presque totalement contrôlées par les insurgés. Reste à savoir si les Américains pourront sortir pacifiquement d’Irak, ou s’ils devront le faire sous les tirs ennemis. Le projet de Constitution irakienne devant être voté cette semaine est tellement défavorable aux sunnites qu’il risque de provoquer une guerre civile.

Dans un article paru le 3 octobre sous le titre « Pourquoi ne pas décamper tout de suite ? », le général Odom, ancien chef du renseignement militaire américaine, écrivait : « Si j’étais journaliste, j’énumérerais tous les arguments que l’on entend contre le retrait des troupes américaines d’Irak, et toutes les horreurs qui pourraient arriver ensuite, comme les gens le prétendent, puis je demanderais : n’y sont-elles pas déjà ? Serait-ce vraiment pire si on se retirait ? Peut-être que tout irait mieux, au contraire. » Il réfute ensuite les raisons invoquées pour rester en Irak. La guerre civile existe déjà, dit-il. « Les Irakiens combattent les Irakiens. Les insurgés ont tué bien plus d’Irakiens que d’Américains. C’est la guerre civile. Nous avons provoqué une guerre civile en envahissant (le pays). » Il importe de « rétablir de fortes relations avec nos alliés en Europe, de faire confiance au Conseil de sécurité de l’ONU, de tenter de réunir une large coalition comprenant les grand Etats européens, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde, afin de soutenir une stratégie de stabilisation de la zone allant de la Méditerranée orientale à l’Afghanistan et au Pakistan. Tant que les Etats-Unis ne se retireront pas d’Irak et n’admettront pas leur erreur stratégique, on ne pourra pas former cette coalition. »

L’appel de Lyndon LaRouche à un retrait en bon ordre des troupes américaines, dans le contexte d’une stabilisation régionale de l’Asie du Sud-Ouest, est couvert dans le Washington Insider de cette semaine.

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