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Le porte-parole de la City de Londres s’intéresse aux perturbations systémiques

La rédaction
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Les hedge funds sont le « crack de la finance globale » et risquent, avec les produits dérivés, de faire s’écrouler tout le système, affirme John Plender dans un article de pleine page paru dans le Financial Times du 16 février. Les marchés financiers ont été frappés ces dernières années par une série de turbulences, écrit-il, mais aucune grande institution financière n’a fait faillite depuis le désastre de LTCM en 1998. « Un système bancaire international qui récupère à peine aurait-il acquis une quasi immunité aux crises ? Ou bien un événement financier tombant du ciel pourrait-il infliger à la finance globale un choc systémique dévastateur ? »

Plender voit trois sources d’inquiétude. D’abord, la forte concentration du secteur bancaire, elle-même partiellement la conséquence de la dérégulation. Il note « le fait étonnant » que la plupart des avoirs d’institutions financières américaines ne sont pas tenus de respecter le régime de provisions de capital pour couvrir les risques qui s’appliquent aux banques. « C’est parce qu’une forte proportion de l’activité financière aux Etats-Unis a lieu en dehors du système bancaire, allant d’institutions qui ne sont pas des banques, comme GE Capital, jusqu’à des hedge funds géants. (...) Les cinq plus grands holdings bancaires outre-Atlantique détiennent 45% de tous les avoirs bancaires - près du double de leur part d’il y a vingt ans. Les marchés supposent que la Réserve fédérale viendra à leur rescousse, faisant fonction de prêteur en dernier ressort, si l’un des cinq était en difficulté. On considère aussi Fannie Mae et Freddie Mac comme étant trop grands pour faire faillite. (...) Une telle concentration signifie que l’impact de toute déconfiture sera bien plus grand que par le passé . »

Encouragées par les taux d’intérêts ultra faibles de la Réserve fédérale, toutes ces institutions - tout comme leurs pendants internationaux - sont devenues plus friandes en risques. Par conséquent, on a vu augmenter l’exposition à divers types d’effets de levier, sous forme d’emprunts et de nouveaux instruments financiers.

Dans ce contexte, un autre problème se pose : les hedge funds. Depuis 1998, on constate une « croissance phénoménale » du nombre et de la taille de ces fonds de couverture. Ce, en dépit de la sévère « leçon » du LTCM, qui a montré que tout « le système bancaire peut se trouver en danger du fait de la prise de risques malheureuse d’un seul hedge fund. » Les responsables des banques centrales prétendent qu’un nouveau LTCM est hautement improbable grâce à l’amélioration de la gestion des risques. Cependant, le Centre pour l’étude de l’innovation financière, basé à Londres et à New York, doit sortir un nouveau rapport décrivant la coopération étroite entre grandes banques et les hedge funds comme le « crack du système financier » (crack = dérivé de cocaïne).

Sans compter « la croissance dramatique des marchés dérivés et, plus encore, des dérivés hors Bourse ». Plender cite le dernier rapport de l’Office of the Currency Comptroller, l’organisme de surveillance financière du gouvernement américain, qui estime à 84 billions de dollars l’exposition aux produits dérivés des banques américaines. Ce sont les produits dérivés sur crédit qui connaissent la croissance la plus spectaculaire. « Le degré de concentration dans ces marchés fait dresser les cheveux sur la tête. Les 5 premières banques américaines détiennent 95% de la quantité totale des produits dérivés, et les 25 premières 99%. JP Morgan Chase à elle seule en détient plus de la moitié.

« A un moment donné, l’appétit pour le risque va diminuer. La nature du choc que cela peut occasionner n’est pas prévisible, bien qu’une chute du dollar accompagnée d’une hausse inattendue des taux d’intérêt puissent faire partie du mélange, étant donné les fâcheux déséquilibres globaux et le régime problématique des taux de change. Alors que Alan Greenspan doit enfin quitter la Fed, plus tard dans l’année, il incombera sans doute à des personnes moins expérimentées de recoller les morceaux . »

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