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Le programme énergétique allemand : abandonner le charbon, interdire le nucléaire

La rédaction
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Le 29 janvier, le gouvernement Merkel a prononcé l’arrêt de mort du secteur charbonnier d’ici 2018, ce qui veut dire que quelque 20 % des besoins en électricité et en chaleur ne seront plus couverts, même au rythme de croissance actuellement faible de la consommation, à moins d’innover par ailleurs. C’est le chiffre avancé par l’Agence internationale d’énergie. D’ici là, le gouvernement a décidé de supprimer toutes les subventions au charbon, ce qui signifie la suspension de l’activité dans les mines profondes de la Sarre et de la Ruhr et l’arrêt pur et simple de la production d’anthracite, qui représente actuellement 22 millions de tonnes, soit 5 % de la production mondiale d’anthracite et 18 % si l’on exclut la production chinoise. Selon les estimations des syndicats, quelque 45 000 emplois dans le secteur même seront supprimés en Allemagne, plus 80 000 autres qui en dépendent.

Cette décision du gouvernement reflète un compromis plus que douteux entre partenaires de la coalition au pouvoir : le gouvernement Merkel obtient une importante coupe budgétaire, avec l’élimination des 3,5 milliards de dollars de subventions annuelles. En échange de l’approbation des dirigeants du SPD, la CDU a accepté de « revoir sa copie » en 2012. Les cercles de droite autour de Jürgen Rüttgers, gouverneur de la Rhénanie du Nord-Westphalie, qui abrite sept des huit mines encore existantes en Allemagne, ont voulu parvenir à cet objectif dès 2014. Néanmoins, au niveau populaire, il y a une forte résistance, tant parmi la base démocrate-sociale que démocrate-chrétienne, comme en témoignent le mouvement de protestation de 10 000 mineurs le 1er février à Dusseldorf.

En réalité, l’enjeu n’est pas le charbon en tant que tel, mais la désindustrialisation, en l’occurrence la suppression d’un centre de production industrielle et d’une source énergétique. En même temps, le gouvernement tient au plan insensé prévoyant l’élimination de toute énergie d’origine nucléaire d’ici 2021. Ce alors que la seule solution possible à la crise du charbon serait de se lancer pleinement dans le nucléaire civil, notamment la technologie des réacteurs à haute température.

La RAG, société à laquelle appartiennent les mines du charbon, compte mettre à profit la fermeture des huit grandes mines restantes pour lancer une nouvelle introduction en Bourse de ses divisions chimique et immobilière. Les sept milliards de dollars qu’elle compte réaliser ainsi serviraient à financer la fermeture des mines et l’assainissement des sites, ainsi que les retraites des mineurs. A noter qu’un important actionnaire de RAG est Mittal Steel, dont certaines sociétés au Royaume Uni commencent à rouvrir des mines outre-Manche. Dans ce contexte, si l’Allemagne manque de charbon d’ici 2018, la plupart des 60 millions de tonnes de sa consommation annuelle viendra d’Australie, d’Afrique du Sud et du Canada - tous pays membres du Commonwealth britannique.

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