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Le projet d’union franco-allemande

La rédaction
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Les participants au Forum annuel sur la politique de sécurité Welt am Sonntag, qui s’est tenu début novembre à Berlin, ont été abasourdis d’entendre le faucon néoconservateur Richard Perle se lancer dans une tirade délirante contre la France et l’Allemagne : « Nous ne devons nous faire aucune illusion : il y a des membres dans notre alliance [OTAN] qui croient réellement que l’Europe devrait se positionner comme contrepoids des Etats-Unis. Chirac, par exemple, Dominique de Villepin, par exemple. Et d’autres en Europe pensent de même, semble-t-il. Il faut clarifier ceci. L’Europe doit décider si elle veut devenir un contrepoids ou rester un allié. L’un excluant l’autre. Si l’Allemagne soutient la conception française, s’en est fini de l’OTAN.

« Si, néanmoins, l’Allemagne réalise que l’Europe ne doit pas être un contrepoids aux Etats-Unis, que la communauté d’intérêts et de valeurs est si importante qu’un contrepoids européen serait la dernière chose que nous souhaiterions, ce serait le début d’un nouvel OTAN », s’exclama-t-il. Mais, « trop de gens en Europe, trop d’Allemands, trop de Français et d’autres pensent que la relation franco-allemande est cruciale pour la paix et que les accords entre gouvernements, dans ce dernier cas, sont l’essence de cette relation. Je pense que c’est une interprétation erronée de l’histoire. La paix sur ce continent n’est pas assurée par des entretiens entre Chirac et Schröder, pas plus que par des accords entre les deux. (...) »

Comme l’indiquent certains observateurs européens, les tirades de Perle contre l’alliance franco-allemande sont moins dirigées contre la politique de Chirac et de Schröder vis-à-vis de l’Irak que contre ce qu’ils projettent de faire à court terme, à savoir une amélioration qualitative des relations franco-allemandes suivant les intentions originales du Traité de l’Elysée, signé en 1963 par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer.

Dans ce contexte, de longs articles parus dans Le Monde du 12 novembre et Le Parisien du 11 novembre sur le potentiel d’une union franco-allemande, font allusion à certains aspects de ce qui se discute réellement en coulisses entre Paris et Berlin. Le Monde rapportait un récent discours de Dominique de Villepin évoquant le « seul pari historique que nous ne pouvons pas perdre », en franchissant les étapes « essentielles » vers un nouveau niveau de coopération franco-allemande.

L’article du Monde cite deux raisons principales à cette intensification des relations entre Paris et Berlin :

  1. Comme le disait Jean-Pierre Raffarin, « si l’Europe à 25 échoue, que restera-t-il pour la France ? » L’actuel projet de constitution européenne, dans son paragraphe 43, permet une « coopération structurée » de groupes d’Etats membres de UE dans certains domaines - économique et financier, affaires étrangères, défense, sécurité intérieure, etc. - tandis que d’autres peuvent rester en dehors (ou même quitter l’UE), mais ne peuvent bloquer une coopération plus étroite. La France et l’Allemagne ont clairement laissé entendre qu’elles ne tolèreront pas les jeux de divisions entre « anciens » et « nouveaux » Etats de l’UE, mais constitueront, si cela s’avère nécessaire, un « noyau européen » centré autour de l’« union franco-allmande . »
  2. La situation stratégique internationale avec l’administration Bush sous contrôle néoconservateur. Tandis qu’on évitera un conflit ouvert avec Washington, la France et l’Allemagne s’appuiront sur les cercles aux Etats-Unis qui sont favorables à un leadership global - « primus inter pares » - mais s’opposent à une politique impérialiste basée sur la doctrine de guerre préemptive. Parmi les domaines d’importance de l’agenda franco-allemand, Le Monde mentionne la défense. Ce que des observateurs avaient remarqué ces dernières semaines semble se confirmer : la France pourrait étendre son parapluie nucléaire à l’Allemagne.

Selon Le Monde, le nouvel agenda franco-allemand s’appuie sur le fait que les deux pays ont des problèmes économiques et sociaux similaires. Mais il manque quelque chose de primordial à ce projet : une mission clairement définie, ou grand dessein, pour réorganiser le système financier international au moyen d’un nouveau Bretton Woods, et l’engagement de réaliser le Pont terrestre eurasiatique.

Pour ceux qui ont une certaine clairvoyance dans les discussions en cours au sein des cercles néo-conservateurs américains, les attaques de Perle contre cette nouvelle coopération franco-allemande indiquent qu’une nouvelle série de déstabilisations est en préparation, visant notamment l’Allemagne, au moyen de « scandales » ou autres incidents.

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