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Le projet synarchiste pour l’Allemagne et l’occident

La rédaction
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Alors que l’effondrement du système financier international entre dans sa phase finale, l’oligarchie synarchiste commence à afficher ouvertement ses solutions pour « résoudre » la crise. Il en est ainsi de Meinhard Meigel, grand apôtre allemand de la « révolution conservatrice », qui a publié un commentaire dans le Financial Times des 27 et 28 novembre, intitulé « Il est temps de regarder les choses en face ». L’Allemagne avance en trébuchant vers un abîme wagnérien de chaos économique et social, avertit l’économiste Meinhard Miegel.

Cela fait un certain temps qu’Helga Zepp-LaRouche, présidente du Büso (mouvement larouchiste outre-Rhin), dénonce Miegel comme l’un des principaux porte-parole de la campagne néo-conservatrice et néo-libérale destinée à détruire les institutions de l’« Etat social » et le principe de l’intérêt général. Il estime en effet que les décennies de croissance de l’après-guerre en Allemagne et le système social bâti dans ce contexte sont une « aberration ». « Ces cinquante dernières années, nous avons marché sur l’or. Le produit intérieur brut réel a quintuplé depuis les années 50. Il n’existe aucun précédent à cela. » Cet « accident de l’histoire » qui ne saurait perdurer est, selon lui, terminé et sera suivi d’une période marquée par la réduction brutale des systèmes sociaux, de retraite et de santé - ainsi que des salaires.

Miegel montre clairement dans cet article qu’il favorise non seulement « un autre » système socio-économique, mais aussi « un autre » système politique et de société. Pour lui, « les hommes politiques » comme « les électeurs » ont échoué : les premiers n’ont pas le courage de mettre en œuvre les politiques « douloureuses » qui s’imposent, ils préfèrent « parler de l’humeur de leur base », alors que « les électeurs allemands ont cessé de contribuer de manière constructive à la politique » ou « ne s’y intéressent pas du tout ». Les gens ne veulent surtout pas accepter « les sacrifices qui se profilent ».

On se demande ce que pense Miegel de l’ordre constitutionnel allemand, celui d’une république démocratique, quand il déclare : « Quoi que nous fassions maintenant, ce sera trop peu ou trop tard. On ne peut plus se permettre le luxe d’un changement organique. » Une république démocratique serait-elle un « luxe » que l’on ne peut plus se permettre ? « L’expérience montre que les gens ne semblent pas vouloir changer leurs habitudes sans un cataclysme de proportions existentielles ». C’est pourtant ce que les Allemands ont connu au début des années 30... avec la montée du fascisme.

Inspiré par Nietzsche, Schopenhauer et Oswald Spengler, Miegel estime que la culture européenne et les structures économiques et sociales européennes constituent une « bulle » insoutenable : « L’Europe a européanisé le monde. Tout l’hémisphère nord est culturellement européen. Les valeurs sont les mêmes. Il ne s’agit pas d’une croissance normale, mais explosive comme une bulle. Il serait fou de croire que ceci puisse continuer pour toujours . »

Miegel affirme ensuite que l’époque de la croissance démographique est révolue : « La population de ce pays [l’Allemagne] est en augmentation depuis la fin de la guerre de Trente Ans, en 1648. La conviction selon laquelle la démographie continuera à augmenter est la base sur laquelle repose tout ce que nous chérissons : nos institutions, notre art, notre culture, notre économie et notre Etat social. » Il en conclut que les systèmes sociaux ne peuvent plus être financièrement soutenus, « notre démographie est trop coûteuse ». Non seulement il faut amputer les systèmes sociaux de retraites et de santé, mais aussi les salaires. Alors que les capitaux circulent librement dans le monde, estime Miegel, « nous aurons bientôt un marché mondial de l’emploi » et les salaires allemands « devront chuter en conséquence . »

Qui est donc Meinhard Migel ? Etudiant en droit à l’université de Francfort auprès de Heinrich Kronstein, il obtient, grâce aux bons offices de ce dernier, une bourse à l’université de Georgetown, où il décroche une licence en philosophie et sciences politiques, avant de revenir en Allemagne en 1961. En 1977, Miegel et Kurt Biedenkopf - à l’époque secrétaire général de la CDU et membre de la Commission trilatérale - fondent ensemble l’« Institut pour l’économie et la société », un groupe de réflexion néo-conservateur et néo-libéral se penchant avant tout sur des questions sociales et démographiques. Biedenkopf, aidé de Miegel, a joué un rôle majeur dans la transformation des chrétiens-démocrates en un parti « post-industriel » et néo-libéral, ayant pratiquement renié son héritage chrétien et social. Miegel restera proche de Biedenkopf, après que ce dernier soit devenu ministre-président de la Saxe (1991-2003). En 2003, Miegel fonde le Bürgerkonvent néo-conservateur, qui mène une campagne de propagande pour la destruction de l’Etat social et des coupes drastiques du niveau de vie, combinée à des appels à un changement radical du système politique et institutionnel allemand.

Depuis 1999, Miegel est membre de la Task Force on Global Aging du CSIS de Georgetown, qui est dominé par les géants internationaux de l’assurance promouvant la privatisation des systèmes de retraites dans le monde. Il fait partie du conseil d’administration de l’« Institut allemand de la sécurité sociale de la vieillesse » fondé par la Deutsche Bank.

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