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Le rôle de LaRouche dans la campagne de Kerry

La rédaction
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Dans un document rédigé le 13 septembre sous le titre « Le grand krach de 2004 est la clé de la campagne », Lyndon LaRouche indique ce que la campagne de John Kerry devrait faire pour l’emporter haut la main : mobiliser la BASE du Parti démocrate autour d’une compréhension claire de la crise économique et financière systémique, et offrir une perspective de développement économique dans la tradition rooseveltienne. De plus, LaRouche exhorte le candidat présidentiel démocrate à dénoncer haut et fort l’incompétence du tandem Bush-Cheney en matière de politique étrangère, et notamment sa responsabilité dans le désastre irakien.

Son message a rencontré des échos favorables. Le 16 septembre, dans un discours prononcé à la conférence de la National Guard Association, Kerry a fortement critiqué le président Bush pour avoir mal interprété les renseignements à sa disposition avant la guerre d’Irak, affirmant que Bush vivait dans un monde fantaisiste déterminé par des manipulateurs d’opinion. Deux jours auparavant, dit-il, il se trouvait au même endroit que Bush et celui-ci « n’a même pas reconnu que plus de 1000 hommes et femmes sont morts en Irak. Il ne vous a pas dit que chaque jour qui passait, on voyait plus de chaos, plus de violence ».

La veille, Kerry avait attaqué sur le terrain économique. Devant le Club de l’économie de Detroit, aux côtés de Robert RUBIN, l’ancien ministre des Finances de Bill Clinton, Kerry a décrit une famille typique de la classe moyenne qu’il avait rencontrée à Pittsburgh : ils ont deux emplois, le mari, agent au sol à l’aéroport, est en passe de perdre le sien, ils risquent de perdre leur assurance maladie et ils doivent toujours dire « non » aux demandes de leurs enfants. « Voilà le véritable enjeu de cette élection. (...) Le bilan de George Bush parle de lui-même : 1,6 millions d’emplois ont été supprimés, (...) 8 millions d’Américains sont actuellement demandeurs d’emploi. 45 millions n’ont pas d’assurance médicale - soit 5 millions de plus que le jour où il a entamé son mandat. 4,3 millions d’Américains ont rejoint les rangs des pauvres au cours des quatre dernières années - dont 1,3 million sont des enfants. (...) 220 000 autres Américains n’ont pas pu suivre d’études l’année dernière simplement faute d’argent. » Se départant du texte écrit, Kerry a aussi comparé Bush à Herbert Hoover, président pendant la grande dépression des années 20.

Ayant apparemment reconnu l’importance prioritaire de la question économique, le site de campagne de Kerry vient d’ouvrir une rubrique « économie ».

Sur un autre flanc crucial, Kerry a attaqué Dick Cheney le 17 septembre. Son comité de campagne a annoncé qu’il allait diffuser des annonces télévisées dans l’Oregon, là où Cheney fait campagne, ainsi que dans différents Etats où la course est particulièrement serrée. L’annonce commence par un clip où Cheney affirme n’avoir « aucun intérêt financier de quelque sorte dans Halliburton, et je n’en ai jamais eu depuis trois ans ». L’annonce rappelle alors que Cheney a perçu deux millions de dollars d’Halliburton depuis qu’il est vice-président, tandis que ce géant a encaissé des milliards de dollars « grâce à des contrats sans appel d’offre en Irak ».

Ce nouveau ton de la campagne de Kerry reflète le changement de composition de son équipe de campagne. En résumé, le groupe ayant assuré la victoire de l’ancien président Clinton est en passe de remplacer l’équipe dirigée par Bob Shrum, qui conseillait à Kerry de rester prudent et vague. L’ancien porte-parole de Clinton, Joe Lockhart, a pris en charge le « message » de Kerry. D’autres personnalités de l’équipe Clinton travaillent aussi pour sa campagne, comme Robert Rubin et James Carville, l’homme qui avait eu ce commentaire fameux lors de la victoire de Clinton en 1992 : « C’est l’économie, andouille ! » Le comité d’action politique de LaRouche publiera une nouvelle brochure cette semaine, décrivant la désintégration de l’économie physique et le programme d’urgence de LaRouche.

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