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Le rôle de l’Etat selon le directeur de Banque d’Italie

La rédaction
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Le 16 novembre, le directeur de la Banque d’Italie, Antonio Fazio, a prononcé un discours remarquable devant un public d’hommes d’affaires catholiques. Il a notamment évoqué la « période dorée », allant de 1950 à 1970, caractérisée par une forte croissance économique et un faible niveau de chômage.

Ses réflexions, a-t-il expliqué, étaient inspirées par cinq encycliques papales : Mater et Magistra, Centesimus Annus, Quadragesimo Anno, Gaudium et Spes et Populorum Progressio. Selon lui, les chiffres élevés du chômage dans la société italienne actuelle sont dus avant tout « à des facteurs extérieurs, comme la globalisation financière et l’instabilité économique des pays d’Europe centrale et de l’Est depuis la chute des régimes socialistes ; une influence négative a également été exercée, ces deux dernières années, par les crises financières asiatiques et latino-américaines ». Parallèlement, « au cours de la dernière décennie, le soutien à la croissance industrielle a fortement diminué par rapport aux décennies précédentes ».

Dans les « années 50 et 60, en Italie et dans d’autres grands pays, l’ouverture graduelle du commerce ainsi que le Marché commun européen ont fourni un puissant facteur de stimulation et de modernisation de l’économie. Au cours de cette période, on a créé la base d’un Etat social moderne ; on a lancé le système de retraites des fonctionnaires ; on a introduit les pensions sociales ; l’assurance médicale était étendue à de plus larges couches de la population ». Fazio a également loué les interventions efficaces passées en faveur du développement du Mezzogiorno, de sorte que « l’augmentation de l’emploi et du niveau de vie donnait à la jeunesse l’espoir de trouver du travail et d’obtenir des conditions de vie dignes ».

La crise des années 70, selon Fazio, suivie du retard pris « dans l’ajustement des politiques économiques des années 80, ont d’abord ralenti, puis arrêté cette évolution. Dans les années 90, la capacité de créer de nouveaux emplois dans notre pays semble s’être arrêtée, en raison de la chute du taux de croissance, entraînant l’exclusion du processus productif de couches toujours plus larges de citoyens ». Cela crée un contraste frappant avec « l’augmentation de l’emploi et le développement économique soutenu des années 50 et 60 ». La globalisation de notre décennie « a été poussée par de grands groupes multinationaux et par des pays capables d’en tirer des avantages économiques et politiques ». S’il ne remet pas directement en cause la globalisation, le directeur de la Banque centrale italienne appelle à sa régulation : les marchés doivent « être soumis à des règles et des contrôles garantissant le bon fonctionnement de la concurrence. Il faut éviter que quelques grands opérateurs puissent détourner à leur avantage les conditions du marché. »

Fazio croit que l’Etat peut et doit intervenir pour corriger les effets négatifs de la globalisation sur l’économie nationale : « Les politiques économiques et sociales des Etats doivent explicitement se fixer pour cible le développement maximal de l’économie et de l’emploi. » S’appuyant sur l’Article 1 de la Constitution italienne, il a affirmé que l’Etat « a le devoir de créer les conditions pour l’augmentation de l’emploi, tout en fournissant aux jeunes et aux chômeurs la préparation nécessaire pour les insérer efficacement dans une activité professionnelle ».

Bien que l’Etat ne doive pas diriger les activités de production, il peut le faire « dans certains cas spécifiques et bien définis, par exemple en ce qui concerne les biens et les services publics ». Cette déclaration est importante, d’autant plus que le directeur de la Banque centrale n’a pas prononcé une seule fois dans son discours le mot « privatisation ». A la place de la « flexibilité du travail », Fazio appelle à des « relations stables avec le monde du travail », parce qu’elles « permettent d’augmenter la capacité technique et professionnelle de l’employé ainsi que l’intérêt qu’il porte au développement de l’entreprise ».

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