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Le « sauvetage » d’AIG a-t-il sauvé l’Europe ?

La rédaction
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17 septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Si la presse européenne souligne que l’épicentre de la crise financière et monétaire mondiale est aux Etats-Unis, elle cache systématiquement l’exposition des banques européennes à cette crise. Et pourtant, si l’on peut prétendre que le nuage des subprimes s’est arrêté à nos frontières, le tsunami de la titrisation et des dérivés a bien englouti toute la planète depuis deux décennies.

Bien que la Réserve fédérale ait décidé hier soir d’injecter 85 milliards de dollars dans l’American Insurance Group (AIG) prenant le contrôle de 80% de ses actions, les investisseurs estiment avec raison qu’une faillite du groupe aurait posé un risque systémique d’un niveau largement supérieur à celui de la chute de la banque d’affaires Lehman Brothers. Pourtant, Bernard Maris, cité dans Libération, estime que « contrairement au fonds LTCM, sauvé en 1998, Lehman c’est LTCM puissance 100… »

En effet, la mise en faillite d’AIG aurait posé de gros problèmes à la sphère financière. D’abord pour son impact immédiat sur l’économie réelle car une faillite aurait de lourdes conséquences pour l’Américain moyen qui lui a confié son assurance vie et ses plans de retraite. Les engagements auprès de ses 74 millions de clients s’élevaient à fin juin à 706 milliards de dollars.

Ensuite, la faillite d’AIG, dont le portefeuille d’actifs se chiffre à 846 milliards, aurait fortement déstabilisé le marché en tant que grand investisseur institutionnel. AIG a notamment vendu des protections (des produits « dérivés ») à des investisseurs, dont des banques, via des contrats d’échange de défaut (Credit Default Swaps ou CDS) pour un montant notionnel de 441 milliards de dollars de titres obligataires à fin juin, dont 58 milliards d’actifs subprime. Sur ces 441 milliards, 307 milliards couvrent des crédits aux entreprises et des prêts « prime ». Ces protections ont été vendues « à des institutions financières, principalement en Europe, dans le but d’alléger leurs contraintes en capital réglementaires », indiquait le groupe dans son rapport d’activité au 30 juin. Le directeur de Bank of America a déclaré qu’il ne connaissait pas « une grande banque qui n’ait pas d’exposition significative sur AIG ».

En bref, « le pragmatisme » de l’oligarchie financière se résume à un carnage au bord du Titanic pour s’accaparer des canots de sauvetage percés. Prisonnier de leur propre incapacité de changer la règle du jeu, chacun s’y voit obligé de négocier son pouvoir de nuire…

Dans cette logique, la faillite d’AIG, un groupe jugé too big to fail [trop gros pour sombrer sans entraîner le tout], a obligé la Réserve fédérale à intervenir pour remettre à plus tard l’explosion de tout le système financier mondial. Ce n’est la troisième fois depuis dix jours…

De quoi rassurer ceux qui doutent encore de la nécessité du vrai « Nouveau Bretton Woods » réclamé par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade.

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