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Le scandale de l’uranium nigérien

La rédaction
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Peu avant l’inculpation de Libby, les discussions allaient bon train sur l’implication de Cheney et de ses comparses dans la falsification de documents, en provenance d’Italie, prétendant que Saddam Hussein aurait cherché à se procurer du yellow cake au Niger. Le 24 octobre, on apprit qu’un rapport de la Chambre italienne à ce sujet était entre les mains du procureur spécial Fitzgerald et du procureur McNutly, qui enquête sur l’affaire d’espionnage Larry Franklin/AIPAC. Parallèlement, le quotidien italien La Repubblica indiquait que l’adjoint au directeur du Conseil national de sécurité, Stephen Hadley, avait tenu des réunions secrètes avec Nicolo Pollari, le directeur de l’agence de renseignement italienne SISMI, pour discuter des prétendus achats d’uranium nigérien par l’Irak.

Selon ce quotidien, la CIA ayant réfuté la crédibilité des documents en question, le SR mit en place des canaux d’accès indépendants à la Maison Blanche et au Pentagone. Outre Hadley, les intermédiaires étrangers à la CIA comprenaient Dick Cheney et Michael Ledeen, ainsi que Paul Wolfowitz.

Qui est Michael Ledeen ?

Au centre des faux sur l’uranium nigérien, on trouve Michael Ledeen, un homme qui conseille régulièrement le conseiller à la Maison Blanche Karl Rove en matière de terrorisme et de sécurité nationale. Le rôle de Ledeen aide à comprendre la nature de la clique Cheney-Rumsfeld.

A la différence de nombreux « faucons mouillés », Ledeen n’est pas un ancien trotskyste, mais un « fasciste universel » affiché. Ses convictions politiques s’inspirent du fasciste italien Gabriele D’Annunzio, à qui il a consacré sa thèse de doctorat. Selon Ledeen, « le style politique dannunzianiste - manipulation des masses, mythes et symboles - est devenu la norme dans le monde moderne ». Dans son livre Machiavelli on Modern Leadership, il écrivait : « Pour devenir un dirigeant efficace, la méthode la plus prudente consiste à s’assurer que les gens aient peur de vous. Pour susciter cette peur, vous devez démontrer que ceux qui vous attaquent ne survivront pas ».

La carrière politique de Ledeen a commencé à Rome en 1975-77. Professeur d’histoire à l’université de Rome, il travaillait en même temps comme correspondant du journal The New Republic, tout en fréquentant la loge franc-maçonne secrète Propaganda Due (P-2) de l’ancien nazi Licio Gelli. C’est cette loge, devait-on apprendre plus tard, qui a organisé la stratégie de tension des années 70 et 80, marquée par une série d’attentats « de gauche » et « de droite », dont l’assassinat de l’ancien Premier ministre Aldo Moro et l’attentat de la gare de Bologne.

En janvier 1981, Ledeen est nommé conseiller spécial d’Alexander Haig, à l’époque secrétaire d’Etat du gouvernement Reagan. Quand ce dernier remercie Haig en 1982, Ledeen est nommé conseiller auprès du Conseil national de sécurité et du département de la Défense (1982-86). C’est lui qui établit le contact avec l’escroc et trafiquant d’armes Manucher Ghorbanifar, l’instigateur du trafic armes contre otages qui allait aboutir au « scandale Iran-Contra ». En même temps, selon des responsables du renseignement américain, Ledeen travaillait pour le SISMI, dont le dirigeant, à la fin des années 70 et au début des années 80, était le général Giuseppe Santovito, autre membre de la loge P-2.

En décembre 2001, Ledeen retourne à Rome en sa qualité de « consultant » du Pentagone, cette fois auprès du sous-secrétaire à la Défense Douglas Feith. Il prétendait que Ghorbanifar détenait des renseignements qui seraient utiles pour les Etats-Unis dans le cadre de leur guerre au terrorisme. A l’époque déjà, il faisait campagne pour un changement de régime en Iran et en Irak. Durant ces trois jours de réunion à Rome, il était accompagné de deux civils du Pentagone - Harold Rhode, de l’Office of Net Assessments, et Lawrence Franklin, chargé du Bureau iranien de la direction du Moyen-Orient de l’Asie du Sud, inculpé depuis dans l’affaire d’espionnage de l’AIPAC. Franklin travaillait pour Feith, et son supérieur immédiat était William Luti, tout juste muté du bureau du vice-président Cheney au Pentagone. Il semble que ce groupe ait rencontré le patron du SISMI Nicolo Pollari et le ministre italien de la Défense Antonio Martino. Reste à savoir si cette rencontre fut à l’origine de la fraude ultérieure sur l’uranium nigérien.

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