Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le secret de l’économie humaine : marcher au pas des transformations de l’univers ou mourir !

La rédaction
visites
1388

Extrait d’une présentation de Cody Jones, un jeune membre de l’équipe de recherche de Lyndon LaRouche. (Voir le Weekly Report du 20 juin 2012 sur le site LPAC de LaRouche)


Il existe un principe malheureusement très mal compris aujourd’hui par les économistes et la population en général. Ce principe apparaît lorsque l’on commence à observer les parallèles entre les processus de la biosphère et le développement des économies humaines – l’histoire de la puissance économique de l’homme sur l’Univers –, ainsi que les interrelations entre ces deux processus.

JPEG - 430.6 ko

Cliquez pour agrandir

Sur la Figure 1 une série de cônes imbriqués, représentant les phases successives de développement de la biosphère : le domaine de la vie. On peut imaginer chaque cône successif comme marquant un point de changement du système, évoluant vers une capacité d’action supérieure du système dans son ensemble, qui se mesure par l’augmentation de la densité de flux énergétique et se traduit par l’existence de formes de vies plus complexes.

Chaque cône est caractérisé par un mode opératoire particulier, avec l’existence d’un certain nombre d’espèces, leurs interrelations et ce qu’elles produisent eu sein de la biosphère. Ce cône est délimité par une certaine capacité à mouvoir les matériaux présents en son sein, comme si sa caractéristique était d’être capable d’effectuer des transformations à une vitesse particulière.

Mais chaque système contient en lui sa propre limite. Ce système, la biosphère, est contenu dans le système solaire, dans un système galactique et dans un système extragalactique. Aussi loin que l’on puisse le concevoir, cependant, l’univers dans son ensemble n’est pas délimité de la même manière ; il est caractérisé par un développement et un progrès constants.

C’est là que l’on commence à se heurter à un point de divergence, entre le système existant de la biosphère et la direction d’ensemble à laquelle l’univers aspire. L’univers désire constamment s’étendre et se développer. L’on atteint alors comme un point de rupture, où le système de la biosphère n’est plus apte à se maintenir avec la vitesse de développement du système galactique et extragalactique. Un point de rupture, de pannes, caractérisé par les phénomènes d’extinction de masse, comme celle du Crétacé-Tertiaire, qui a mené à la disparition des dinosaures.

Notre monde serait bien triste si tout s’était ainsi arrêté ; incapable de tenir la cadence, la vie aurait donc fait pschitt ! Heureusement, la vie et le matériau de la vie, ont, pour ainsi dire, tendance à être façonnés par le développement anti-entropique de l’univers (...).

Ainsi, ce que l’on voit est que tout en subissant une forme d’effondrement de son premier mode d’existence, le système est aussi en train de vivre un changement vers un ordre supérieur de mode d’existence : c’est le passage du Mésozoïque, dominé par les animaux tels que les dinosaures, au Cénozoïque, un système dominé par les mammifères et de nouveaux types de vie chez les plantes.

Le système connaît ainsi une transformation vers un ordre supérieur et l’émergence de nouveaux pouvoirs de la vie, de nouvelles capacités chez les animaux, de nouveaux types d’aptitudes chez les plantes. Comme s’il perdait son ancienne peau, pour aller vers un ordre supérieur de développement, c’est-à-dire de densité de flux énergétique.

L’on voit donc que c’est cela qui caractérise le système dans son ensemble, et ce diagramme conique nous présente une ombre de ce processus de développement. Dans cette ombre, on trouve toutes ces formes de densité accrue de complexité. A chaque phase, le nombre d’interconnections parmi les différents types de vie est en augmentation constante. Apparaissent de nouvelles formes de capacités, comme par exemple le sang chaud chez certains mammifères, ou les plumes, un nouveau pouvoir permettant au règne animal d’exercer une certaine domination sur un nouvel espace dans la biosphère.

Ces processus de transformations constantes projettent alors une ombre générale, du type de ces cônes, qui expriment une fonction générale de croissance anti-entropique. Il s’agit là véritablement de l’ombre de la caractéristique de l’univers dans son ensemble, qui est un processus de développement.

JPEG - 440.4 ko

Cliquez pour agrandir

Nous allons maintenant effectuer un parallèle avec le système économique humain. Voici un autre diagramme (Fig. 2) d’une série de cônes emboîtés représentant les passages vers des densités de flux énergétiques différentes du système économique humain. Il y a le passage du bois vers le charbon, du charbon vers le pétrole et du pétrole vers le nucléaire.

Chaque étape représente l’introduction d’un nouveau pouvoir de l’humanité, d’une capacité accrue à contrôler un plus grand nombre de processus dans son environnement, et des taux de densité plus denses par surface donnée.

Cela donne une idée de ce qu’est une augmentation de la densité de flux d’énergie : elle permet d’engendrer plus d’action, par unité de surface, qu’on ne le pourrait avec le système précédent.

Si l’on prend le passage du bois au charbon, puis du charbon au pétrole, on a une augmentation en kilowatts-heure produits par livre de matière, de l’ordre de 1,9 à 3,8, puis à 6,4.

Et lorsque l’on passe du pétrole à l’uranium, au processus nucléaire, on a ce saut gigantesque qui permet de passer de 6,4 à 8,9 milliers de kWh par livre de matériau utilisé !

Donc, pour une quantité donnée de matériau, la quantité de puissance que l’on peut produire connaît un processus d’augmentation exponentielle.

Cela se produit à la fois au niveau de la puissance d’ensemble du processus, mais aussi du rythme avec lequel ce processus a lieu. Voici un domaine où, là encore, l’univers n’a pas un taux de progression linéaire, mais accéléré. (…) Le principe d’accélération est, lui-même, quelque chose d’universel. Il n’y a pas d’échelle fixe de temps : le rythme de changement de ces processus est constamment changeant. Nous pouvons dire, lorsque nous sommes confrontés à ce taux accéléré de changement, que nous sommes face à une idée du temps qui est, quant à son processus, de type einsteinien.

Cela devient quelque chose d’absolument nécessaire pour le développement de l’humanité. Parce que là encore, chacun de ces systèmes particuliers – le système du bois par exemple – a une limite évidente. Il y a une quantité évidemment limitée de bois sur la planète, un nombre limité de gens pouvant en vivre, simplement en brûlant du bois. Il y a une limite aux types de processus que vous pouvez effectuer, aux températures que vous pouvez atteindre en brûlant du bois.

Maintenant, si l’homme était tel qu’il se borne à un mode d’existence donné, à un seul moyen d’alimenter son pouvoir, comme nous l’avons vu pour le règne animal, il atteindrait lui-même un point d’extinction. Car l’univers veut toujours aller plus loin, toujours progresser. Ainsi donc, si l’homme dit : « Bon, je vais m’arrêter ici. Je vais essayer d’atteindre un stade d’équilibre », l’univers va nécessairement le balayer. L’humanité sera foulée aux pieds tandis que l’univers continuera sa route.

C’est malheureusement le danger que nous courons aujourd’hui : nous avons adopté une politique de croissance et de technologie zéro. Nous avons décrété : « Puisque nous avons décidé de ne pas développer de nouvelles technologies, que nous allons adopter l’idée que les ressources sont limitées, nous ne progresserons pas et nous ne pourrons pas non plus soutenir toute cette masse d’êtres humains. »

Nous avons donc atteint ce stade où l’humanité s’inflige à elle-même une sorte de processus d’extinction ! Et c’est le principe oligarchique. Le principe oligarchique est un principe d’extinction ! C’est une vraie folie quand l’humanité, alors qu’elle pourrait progresser de manière illimitée, choisit au contraire de s’imposer sa propre extinction, obéissant au principe oligarchique.

Nous sommes arrivés à ce point-limite où, à moins que l’humanité n’aille de l’avant et n’embrasse pleinement l’âge nucléaire (ce qui n’est pas le cas), nous nous dirigeons vers un monde où se répandront les épidémies, les pénuries alimentaires, la crise de l’eau. Et tout cela à cause de notre absence de volonté de maîtriser l’âge nucléaire. Nous devons donc désormais entrer dans une économie nucléaire, et le faire de manière accélérée pour aller vers une économie basée sur la fusion, et, à terme, la matière-antimatière. Si l’on se remet au diapason de ce qu’est l’univers, dès maintenant, nous sauverons l’humanité de sa destruction, de ce point d’extinction certain (…).

Réaffirmons donc le parallèle que nous avons établi : comme nous l’avons vu dans le règne animal, le système comme un tout doit toujours aller vers ces points de changement successifs ouvrant sur des types de capacités supérieures de densité de flux énergétique, pour permettre à la biosphère dans son ensemble de continuer à exister. Pour tout système quel qu’il soit, tout manquement à ce fonctionnement le mène à sa propre extinction et à son remplacement par un autre exprimant une plus grande capacité.

L’humanité elle aussi doit prendre en compte ce type de processus, en tant qu’espèce à part entière, si le principe de cognition est bien tel que la cognition humaine doit continuer à exister ; nous devons nécessairement adopter ces types d’ordres croissants de capacités de densité de flux énergétiques, pour que l’humanité continue à progresser.

Nous apparaît ainsi ce parallèle, mais également une distinction fondamentale. En effet, chez l’homme réside, en outre, le principe qui transparaît au travers du travail d’un Friedrich Schiller, à savoir le principe de la liberté/nécessité. L’homme doit donc nécessairement utiliser sa créativité pour exprimer ce qui peut être compris comme sa seule et réelle liberté : celle de découvrir et de créer. Agir librement, c’est donc faire ce qui est nécessaire pour que l’humanité progresse. (…).

(Traduit de l’anglais par Maëlle Mercier)

Contactez-nous !