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Le service public hospitalier lâché par l’Etat

La rédaction
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24 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le 19 octobre 2007, le président de la République a appelé à « révolutionner » le mode de financement et la gestion managériale des hôpitaux publics et a annoncé l’installation officielle de la commission Larcher. « L’hôpital de demain doit répondre à un certain nombre de défis » : celui de l’accès à des soins de qualité, celui de la « performance » et celui de « l’attractivité et de l’excellence », a déclaré Nicolas Sarkozy dans un discours prononcé à l’hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux, avec la ministre de la santé Roselyne Bachelot.

Gérard Larcher, sénateur et président de la commission de concertation relative aux missions de l’hôpital est chargé de redéfinir le concept de service public hospitalier sur de nouvelles bases financières. La nouvelle carte hospitalière verrait la transformation des hôpitaux publics les moins rentables en maisons de retraites, ou pire, leur mise en concession auprès d’opérateurs privés ou de groupes spécialisés dans les services de proximités sous prétexte d’ « améliorer la pertinence des recours à l’hôpital ».

Ces établissements « suscitent aujourd’hui l’intérêt de fonds d’investissements internationaux dont les objectifs de rentabilité (...) posent des questions de compatibilité avec les préoccupations du service public. » précise le président de la commission. Les exemples ne manquent en effet pas dans ce domaine. Ainsi le groupe Vitalia. Né en 2006, ce groupe est associé au fonds d’investissements Blackstone. Vitalia, depuis sa création, mène une politique offensive de rachat de cliniques dans certaines régions. C’est le cas notamment en Auvergne où il possède huit établissements - et non des moindres - dont trois sur Clermont-Ferrand, selon Anne-Marie Boulet du magazine VIVA.

Ce concept est défini par Nicolas Sarkozy comme un processus vers "l’autonomie de gestion" et une "révolution managériale".

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